Rencontre débat à la Cité de la Santé

le samedi 20 mars 2010

A la Cité des Sciences


Au même titre que l’alimentation ou l’activité physique, le sommeil est déterminant pour notre santé et notre qualité de vie. Cependant, il reste encore méconnu et souvent considéré comme une perte de temps. Notre rythme de vie actuel lui est défavorable et l'on constate que sa durée diminue.

Depuis 50 ans, il est activement étudié et ses fonctions sont de mieux en mieux approchées. Aujourd'hui, on connaît davantage le rôle du sommeil sur la mémoire, l'apprentissage, l'humeur, l'immunité... ou la prise de poids. Par ailleurs, on sait maintenant que de nombreuses pathologies sont liées aux troubles du sommeil.

Comment évaluer nos besoins de sommeil ? Comment sait-on que l'on a bien dormi ? Qui doit-on consulter en cas de troubles persistants ?

Avec : Dr Sylvie Royant-Parola, Présidente du Réseau Morphée et Dr Jean-Pierre Giordanella, Directeur de la prévention à la CPAM de Paris.

Modératrice : Tù-Tâm Nguyên, Cité de la santé Cinéma Jean-Painlevé.

Bibliothèque (niveau – 1) Entrée libre dans la limite des places disponibles Information : 01 40 05 76 84


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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /2010 18:00
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En quoi le sommeil peut-il réguler la prise de poids? C'est la question que m'a posé Lilou Mace pour Nutrition.fr








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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 08:24
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INVITATION Ateliers de la Narcolepsie 23 janvier 2010 (1)

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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 21:36
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Controverse  
 

Un article paru dans Sleep * sur les rapports supposés entre la dépression de l’adolescent  et les habitudes de sommeil  (coucher trop tardif et temps de sommeil insuffisant) a été repris en boucle dans les médias (Le Monde, Libération, 20 minutes, le Nouvel Obs, les journaux télévisés... ). Le message est simple, faites dormir plus vos adolescents et ils ne déprimeront plus ! Message séduisant car il est malheureusement évident que nos ados ne dorment pas suffisamment, ils ont perdu entre 2 et 3h de sommeil par rapport aux années 1970. Les différentes études de besoin  de sommeil montre qu’il leurs faudrait au minimum 9h par nuit, et ils arrivent péniblement à des valeurs moyennes, en semaine, entre 7 et 8h de sommeil par nuit.


Malheureusement ce ne sont pas les conclusions que l’on peut réellement tirer de l’étude citée qui joue sur une communication raccrocheuse avec un titre digne d’un magasine people : «L’incitation parentale à se coucher plus tôt comme facteur de protection contre la dépression et les idées suicidaires ».


Les fait scientifiques :
Il s’agit d’une enquête auprès d’une cohorte de 15 659 adolescents et de leurs parents (un de leur parent, de préférence la mère). Les adolescents étaient interrogés sur leurs horaires de coucher  en semaine, leur quantité de sommeil, si celle-ci était suffisante, s’ils trouvaient que leurs parents prenaient soin d’eux. La dimension dépressive était évaluée sur une échelle de dépression  (CES-D) et il leurs était demandé s’ils avaient sérieusement pensé au suicide au cours des 12 derniers mois. Les parents précisaient s’il y avait une incitation à se coucher, et à quelle heure. D’autres variables étaient étudiées : sexe, race/ethnie, statut marital des parents, et notion d’aide sociale accordée à la famille.

 

L’étude montre que les adolescents qui se couchent le plus tard (minuit et plus), et qui dorment  peu (5h ou moins) sont plus déprimés que ceux qui se couchent tôt et dorment plus. La dépression est encore plus fréquemment associée si le jeune a le sentiment d’avoir un sommeil insuffisant et s’il pense que ses parents ne prennent pas soin de lui. La dépression est plus fréquente chez les filles, les très jeunes (11- 13 ans), dans les familles monoparentales ou divorcées, et chez celles recevant des aides de l’état. D’une manière intéressante, on constate que les adolescents suivent plutôt bien les consignes de coucher indiquées par les parents (pour plus de 2/3 d’entre eux). La durée de sommeil est évidemment corrélée à l’heure du coucher. Plus celui-ci est tôt,  plus la longueur du sommeil est importante.  La durée moyenne retrouvée est de 7h53.

 

La faiblesse de cette étude réside dans les facteurs explicatifs de la dépression constatée. Certes la dépression est plus fréquente chez ceux qui dorment moins, mais on sait qu’au cours de la dépression le sommeil est perturbé et diminué en quantité. Par ailleurs la population adolescente est une population à risque dépressif. Ainsi la prévalence d’un état dépressif majeur est importante chez l’adolescent ( 7.4% pour les garçons et 13.9% pour les filles  selon Kilpatrick DG en 2003).  Dans l’étude  il est retrouvé 7% de dépression et 13% de jeunes ayant eu des pensées suicidaires. C’est à dire la prévalence habituelle de la dépression dans cette tranche d’âge. S’il y a bien un lien statistique entre les particularités du sommeil et la dépression constatée, il n’a pas  valeur de causalité. Donc cause ou conséquence, la discussion reste entière.

On ne peut pas franchir le pas vers une conclusion qui attribue au manque de sommeil chronique la cause exclusive du syndrome dépressif observé. Qu’il y contribue, peut-être !  Que la restriction de sommeil volontaire en raison d’un manque de rigueur dans l’organisation du temps, de trop d’activités passées devant la télé, l’ordinateur, les consoles de jeux soit préjudiciable à l’attention, et même à l’humeur en entrainant une irritabilité et une labilité émotionnelle, surement. Cependant les effets de la privation de sommeil ne sont pas univoques, elle a des propriétés antidépressives qui sont utilisées en tant que telle comme thérapie chez le déprimé. Donc attention aux conclusions hâtives, séduisantes qui embellissent un discours convenu mais qui ne reposent pas sur une démonstration scientifique. On peut regretter l’engouement des médias qui ont encore plus schématisé les conclusions de l’étude, mais on peut surtout regretter que les relecteurs de la revue Sleep aient manqué de rigueur dans leurs commentaires en laissant passer des conclusions discutables.

 

Néanmoins cette étude apporte des éléments intéressants.  On constate que les parents ont encore une forte influence sur le comportement de leurs enfants qui suivent les consignes indiquées. Si le fait de demander aux adolescents de se coucher plus tôt se traduit par un allongement du sommeil alors il faut fortement inciter les parents à mettre des limites à leurs jeunes, tout en prenant en compte leurs besoins de sommeil (il y a chez les adolescents comme chez les adultes des courts et des longs dormeurs). Ceci est plutôt vécu comme une attention positive des parents envers leurs enfants même si l’on peut imaginer les discussions que cela peut engendrer. L’adolescence reste l’adolescence, avec ses conflits et ses oppositions aux parents qui sont toujours vécus comme les empêcheurs de tourner en rond. L’adolescent a besoin de cette confrontation à la réalité et aux limites imposées pour se structurer.


 

 

* Earlier Parental Set Bedtimes as a Protective Factor Against Depression and Suicidal Ideation

James E. Gangwisch, Lindsay A. Babiss, Dolores Malaspina, J. Blake Turner, Gary K. Zammit, Kelly Posner.

SLEEP 2010;33(1):97-106.

 

 

 


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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 09:28
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Que 2010 vous apporte santé, bonheur, partage et réussite!
Je vous souhaite plein de nuits douces et reposantes. 

 



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Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /2009 15:48
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La lumière est fondamentale à la vie. C’est évident pour les plantes car elle est à l’origine de la photosynthèse ; Son rôle est plus complexe pour les animaux chez lesquels elle apporte le signal fondamental de remise à l’heure de nos horloges biologiques.

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Pourtant, son action n’est pas que bénéfique,  la lumière et plus spécifiquement ses rayons UV ont pour effet de casser les liaisons entre les atomes, et donc d’entrainer des dégâts notamment au niveau de l’ADN.  Le risque de transformation mutagène cancérigène est alors important d’où la nécessité aussi de se protéger des rayons du soleil pour se donner un temps de réparation.


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La lumière n’agit sur la phase de nos rythmes biologiques que lors des transitions, du sommeil à l’éveil , ou de l’éveil au sommeil .  Des travaux initialement réalisés chez le mouton par Lewy ont montré qu’une lumière forte avait pour effet d’entrainer les rythmes de l’animal sous réserve de tomber à certains moments. Czeiler a pu établir que la lumière chez l’homme avait le même type d’effet. 
Dans la soirée et avant le minumum thermique la lumière entraine un retard de phase, alors qu’une lumière forte le matin, après le minimun thermique provoque une avance de phase.
 
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Ainsi une lumière forte le matin  a pour effet d’avancer les horaires de sommeil plus précocement, alors qu’une lumière forte le soir aura un effet inverse.
 

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Pour s’endormir il faut la conjonction de 2 facteurs:

-une pression de sommeil suffisante, directement liée à l’accumulation de substance hypnogène au cours de la journée(essentiellement l’accumulation d’adénosine) qui est éliminée au cour de la nuit (c’est le Process S dans le modèle de régulation de Borbely.).
- La baisse de l’activation circadienne de l’éveil (Process C)

Selon la conjonction entre les 2, l’endormissement se fait plus ou moins tard.
 

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La représentation de la nuit a évolué  au cours des époques. Dans la Genèse, comme plus tard dans le Coran, la nuit est le domaine du malfaisant. A l’époque du Moyen Age « le climat d’insécurité rattaché à la nuit favorise la création dans l’imaginaire médiéval d’une vision démoniaque de la nuit : bêtes horribles, incubes, succubes, loups –garous ». A la Renaissance les élites profitent de la nuit grâce à des illuminations et spectacles pyrotechniques alors que l’homme du peuple reste encore très peureux de la période d’obscurité. Au XVIIIe siècle, l’éclairage par lampe à huile, chandeliers, bougeoirs se démocratise, et l’éclairage public se développe. Il prend un essor considérable en 1885 lors de l’arrivée des becs à gaz à incandescence.  A la journée besogneuse s’oppose la nuit ténébreuse et suspecte : dès 21 heures les prostituées racolent les passants, les gueux et les voleurs fomentent leurs mauvais coups dans les cabarets borgnes. Les loisirs nocturnes ne concernent qu’une population très minoritaire.

  (Jean-Noël Berguit – Qu’est-ce que la nuit ? In Méandres, N°8, 2001)
 

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Le véritable changement arrive avec la découverte de l’électricité. En 1883tout un quartier de New York fut éclairé grâce à l’ampoule électrique que venait d’inventer Edison. Enorme bouleversement. L’homme pouvait grâce à un simple geste passer de l’ombre à la lumière. Et il devenait possible de faire travailler un grand nombre de gens 24h sur 24 . Ce n’était plus le soleil mais les horaires de travail qui allait régler l’activité et le sommeil des gens. Les premières équipes qui ont travaillé en 3x8, travaillaient 56 heures par semaines. Avant les sidérurgistes et les mineurs lors de la première guerre mondiale travaillaient 12h /j, 7 jours par semaines soit 84 heures ( Coleman).Progrès ? Pas évident car le travail de nuit désorganise les rythmes de ceux qui y sont soumis et la médecine du travail identifie plus de risque d’accidents, de maladie cardiovasculaires et même de cancers.

 
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Une étape supplémentaire est franchie avec l’arrivée d’Internet. Débutant dans les années 1990 son utilisation en 2009 concerne le quart de la population mondiale.
 

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Internet , véritable réseau social, a d’abord fasciné les adolescents mais très rapidement il a touché une population plus âgée et même mobilisé  les retraités. Actuellement 60 % des français âgés de 15 à 34 ans utilisent internet tous les jours ou presque dans le cadre de leur temps libre alors que les retraités représentent 7% des utilisateurs quotidiens . Au travers de nos consultations nous voyions peu à peu le comportement de nos patients changer. L’ordinateur remplace ou fait suite au traditionnel film ou émission  à la télévision.

(Pratiques Culturelles 2008, Ministère de la Culture et de la Communication 2009)



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Le problème est que nos comportements peuvent inverser nos rythmes.
 

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On a montré que chez le rat qui a normalement une activité diurne bimodale (au moment des transitions obscurité/lumière et lumière/obscurité) l'introduction d'une roue dans la cage modifie son comportement, déplaçant l'activité en période nocturne. Le retrait de la roue fait revenir le rat à son comportement initial.
 
Chez l’homme des horaires décalés, voire inversés spontanément (hors travail de nuit) existent, comme on peut le voir sur les horaires de sommeil présentés par cette jeune femme de 22 ans qui s’endort le plus souvent entre 6h et 9h du matin, pour se lever vers 18h. Il s’agit d’une inversion du rythme nycthéméral, comme on peut en voir le plus souvent associé à des troubles de la personnalité qui conduisent à une vie marginale ou asociale (certaines troubles borderline, schizophrènes) ou dans certains mode de vie particulier (artistes, milieu de la pègre, du jeux, réseau de trafiquants, de la drogue ou de la prostitution) 

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La situation crée l’opportunité  du décalage et de vivre dans son temps interne. Au dessus, l’agenda d’une jeune femme qui a préparé l’agrégation en travaillant seule chez elle. On voit que son sommeil se décale au fur et à mesure de son isolement social.

 

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Un étude des horaires de sommeil des adolescents réalisée en 2005 par l’INSV montre un fort décalage des horaires moyens de coucher et de lever lors des week ends
 

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Pour 19% d'entre eux le décalage des horaires de sommeil entre la semaine et le WE est de 5h ou plus, équivalent au décalage que l'on subit lorsqu'on fait un Paris New-York, avec les mêmes conséquences: fatigue, sentiment de ne pas être dans son assiette, somnolence...

 
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Ces horaires de plus en plus tardifs touchent maintenant les adolescents avec 25% des filles et 31% des garçons qui se couchent après minuit. On voit que ces horaires plus tardifs vont de pairs avec un temps passé important sur les consoles de jeux et les ordinateurs

 

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On a pu montré que les horaires de sommeil évoluent avec l'âge. Le petit enfant est plutôt couche-tôt/lève-tôt, l'adolescent couche-tard/lève-tard, alors qu'avec le vieillissement le sommeil a tendance à survenir plus tôt dans la soirée, et se terminer plus tôt le matin.


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La lumière n’est pas la seule à modifier l’expression des gènes d’horloges. La sérotonine peut jouer le même rôle.  Ainsi, la fluoxétine, produit sérotoninergique,  agit comme la lumière en entrainant des avances ou retard de phase selon le moment d’administration.  Cette stimulation non-photique serait différente chez les animaux diurnes et les animaux nocturnes.

Donc si lumière peut modifier l’expression des gènes d’horloges, elle n’est pas la seule à le faire. Tous les processus  qui modifient la régularisation sérotoninergique des cycles veille- sommeil, peuvent modifier les rythmes biologiques. Il est possible que ce soit par ce biais que la dépression s’accompagne d’importants troubles du rythme veille-sommeil.

 

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Globalement dans notre société et dans les modèles de sociétés industrialisées, on se couche de plus en plus tard, sans obligatoirement se lever beaucoup plus tard, sauf le week-end,  et tout comme l’adolescent. De plus en plus s’affirme  le désir que tout est possible à tout moment du jour et de la nuit… certains souhaiteraient accéder aux services : achat, loisir, et même service public, sans limitation d’horaires. C’est ce qui se fait en Chine où il n’y a guère qu’aux alentours de 3 heures du matin que l’activité grouillante de la ville diminue.  Certaines grandes chaines hôtelières prévoient de faire des chambres sans fenêtres avec des services disponibles 24h/24 où les dormeurs contrôleront eux même la lumière pour être plus proche de leur « temps interne ». Sur le plan professionnel  la mondialisation impose aux entreprises une présence partout dans le monde. Cadres, consultants, dirigeants bougent d’un point  à l’autre de la planète au rythme  des jet lags désynchronisant

 

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Allons nous vers une société où tout est possible,  où certains vivront au timing de leurs horloges internes. Ou fonctionneront-ils dans un temps où chaque heure, chaque minute est équivalente à celle qui précède ou qui la suit ?  C’est à dire un temps linéaire où la cyclicité est abolie ? Ce serait se priver du rôle fondamental des systèmes cycliques qui est l’anticipation des tâches, donc l’économie énergétique du système et dans le cas précis du fonctionnement de notre organisme. A rester plus près de la chronobiologie nous fonctionnons dans un système optimal qui nous permet d’être plus en forme. Avec un temps linéaire nous sommes au contraire dans un système qui demande à chaque fois de mobiliser  l’énergie maximale…  Entre dame nature et le maître du monde en quelque sorte… Par ailleurs comment trouver un temps social d’échange, pour que le mot société ait encore un sens. Nous sommes à un moment où une part de la population va évoluer au moins partiellement vers ce rapport au temps qui sera nécessairement très coûteux pour la société, mais sans doute aussi pour l’individu.. Il faut l’anticiper, faudrait-il la prévenir? C’est une question dans l’air du temps à un moment ou certains parlent d’arrêter la croissance pour protéger notre planète….
 

 

 

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Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /2009 20:44
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Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /2009 12:10
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Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /2009 12:09
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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /2009 16:02
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“Qu’est notre insomnie, sinon l’obstination maniaque de notre intelligence à manufacturer des pensées, des suites de raisonnements, des syllogismes et des définitions bien à elle, son refus d’abdiquer en faveur de la divine stupidité des yeux clos ou de la sage folie des songes? L’homme qui ne dort pas (…) se refuse plus ou moins consciemment à faire confiance au flot des choses.”



Marguerite Yourcenar, Mémoires d’Hadrien

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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /2009 11:45
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