Le téléphone a sonné le 12 aout, sur France Inter:

 

 


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Mardi 17 août 2010 2 17 /08 /2010 17:50
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Une équipe américaine dirigée par le professeur Anoop Shankar a étudié les habitudes de sommeil d’un échantillon représentatif  de 30000 adultes, Ceux qui ont déclarés dormir moins de cinq heures par nuit (8% de la population) ou plus de neuf heures (9% de l’échantillon) ont plus de risque que les autres de déclarer une maladie cardio-vasculaire.


Les plus exposés sont ceux qui dorment  moins de cinq heures  et qui ont  moins de 60 ans  Les chercheurs ont affiné les réponses en fonction des caractéristiques de chacun : âge, sexe, s'ils fumaient ou buvaient, leur poids et s’ils étaient sportifs ou sédentaires.


Mais même en excluant les sujets plus à risque diabétiques, dépressifs, et ceux souffrant d'hypertension artérielle, il persiste ont une corrélation forte entre le risque de maladies cardiovasculaires et un durée de sommeil trop courte ou trop longue.

 

Mon commentaire sur Europe 1 ce matin:


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Lundi 2 août 2010 1 02 /08 /2010 11:20
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En pleine migration estivale il est utile de rappeler que la somnolence au volant  est un vrai problème de santé publique.

 

Concernant les accidents du transport des pays industrialisés, on considère que 20%d’entre eux sont attribuables à des endormissements au volant (1,2), les accidents de transports étant en France la première cause de mortalité au travail. La somnolence au volant multiplie par 8 le risque d’accidents ; le syndrome d’apnées du sommeil le multiplie par 6 (3,4). Sur les autoroutes de France, 30 % des accidents seraient liés à la fatigue et à la baisse de vigilance.

 

5 % de la population présenterait une somnolence excessive. Derrière cette somnolence se cache des maladies (syndrome d’apnées du sommeil, syndrome des jambes sans repos, narcolepsie  ou hypersomnie idiopathique) ou elle est associée à des pathologies comme la dépression  (46,9% des personnes interrogées dans l’étude de Ford en 1989), avec un risque relatif le plus élevé dans des études récentes de cohorte en population générale (5). Pourtant la cause la plus fréquente de somnolence est la privation de sommeil.

 

Le besoin de sommeil est spécifique à chaque individu. En partie génétiquement déterminé. il est en moyenne de 7 à 9 h/24h (il varie entre 5h pour les courts dormeurs, à 11 h pour les longs dormeurs). Néanmoins on constate dans tous les pays que la tendance est à la restriction de sommeil. Ainsi les adultes ont perdu environ 1h30 en un demi-siècle.

 

Lors du départ en vacances, pour traverser la France ou se rendre dans des pays plus lointains, les vacanciers n’hésitent à mettre au point des stratégies différentes pour affronter des temps de conduites qui sont parfois de 15 h à 19h. Certains partent dès que possible pour « profiter » au mieux du temps de vacances. D’autres partent le soir et circulent la nuit pour avoir moins de monde sur la route. D’autres se lèvent très tôt pour quitter les villes sans problèmes… Très rarement le sommeil est pris en compte dans ces choix. Pourtant 3 caractéristiques sont à considérer :


- La durée de sommeil : dormir moins de 5 heures multiplie par 2.7 le risque d’accident

- Le temps d’éveil depuis la dernière période de sommeil, ainsi lorsqu’on est éveillé depuis plus de 17 heures, les réflexes sont autant diminués que lorsqu’on a une alcoolémie de 0,5 g/l

http://idata.over-blog.com/0/02/06/75/privation--de-sommeil.jpg

- L’horaire : certains horaires sont plus à risque, ainsi la conduite entre 2 et 5 heures du matin multiplie par 5.6 le risque d’accident.  

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Certains médicaments en particulier de très nombreux psychotropes (hypnotiques, anxiolytiques, antiépileptiques, antidépresseurs, neuroleptiques, agents dopaminergiques), très utilisés, mais aussi des médicaments contre la douleur ou contre les allergies augmentent la somnolence diurne.

 

Donc si vous ressentez une somnolence au volant, faites attention, ralentissez, arrêtez vous dès que possible, même si vous êtes très proche de votre destination (pour évaluer votre somnolence, un petit test en ligne, si vous avez un score de 11 ou plus, vous faites parti des sujets à risque). Un fois arrêté et bien stationné, soit vous faites une petite sieste brève de 10 mn dans votre voiture (n’oubliez pas de bien fermer votre voiture !), soit vous prenez un café. L’idéal est de combiner les deux : sieste + café ! Et vous pourrez repartir. A recommencer si la somnolence vous reprend.


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Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /2010 10:54
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Conférence d’Alexander Borbély du 11 juin 2010 à l'Hôtel Dieu

Alexander Borbély est professeur émérite à l’Institut Pharmacologique de l’Université de Zurich.  Il est d’origine hongroise et a suivi ses études en Suisse. C’est un médecin européen de la première heure. Il a en effet étudié la médecine à Genève, Vienne, Paris, Sheffield et Varsovie pour finalement passer son diplôme à la faculté de Zurich où il a fait une brillante carrière.
Afin de perfectionner ses compétences dans l’analyse du signal appliqué à la recherche médicale il a passé 2 ans aux USA dans le Massachusetts Institut de Technology, à Cambridge. A son retour à Zurich il a pris la tête d’une groupe de recherche à l’Institut Pharmacologique et a été nommé professeur en 1983.
Il s’est particulièrement attaché à décrypter la régulation du sommeil, en travaillant à la fois chez l’animal et chez l’homme, en s’appuyant sur l’analyse quantitative des signaux électrophysiologiques  et en s’aidant de modèles mathématiques.  Il a publié plus de 170 papiers dans des revues de renoms. Il a écrit un livre grand public , « les secrets du sommeil » traduit en 10 langues, et dont je vous recommande vivement la lecture. Il a eu de nombreux prix et récompenses scientifiques pour ses travaux.
Une étape importante a été son article de 1982 : « A two process model of sleep regulation » paru dans Human Neurobiology  qui a été cité plus de 1000 fois dans des papiers prestigieux qui a été génial dans la vision de la régulation du sommeil.  Pour la première fois était pris en compte à la fois le besoin de sommeil sous forme d’une accumulation  de  substances de sommeil qui était en lien avec un process homéostasique et la régulation cyclique, circadienne, du sommeil. Ce modèle a été trituré dans tous les sens par des chercheurs de tous les pays à la fois pour comprendre comme l’homme réagissait à la privation de sommeil, mais aussi comment il évoluait avec l’âge ou lors de pathologie comme la dépression.
Près de 30 ans plus tard, la simplicité et l’adaptabilité de ce modèle à la clinique en fait encore un outil d’actualité pour la réflexion  des observateurs et des chercheurs. En particulier je crois qu’il faudra  s’y référer devant la modification des rythmes de vie que nous observons dans nos sociétés avec des rythmes de plus en plus malmenés et un désir de maîtrise de nos besoins biologiques pour en arriver à une société du toujours plus et du « je fais ce que je veux, quand je veux ».

 

 

 


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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /2010 08:38
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Conférence santé organisée le 8 juin à Valence par EOVI avec trois intervenants :


  • Joëlle ADRIEN : Neurobiologiste
  • Sylvie ROYANT-PAROLA : Medecin psychiatre, spécialiste du sommeil
  • Pascal PICQ : Paléoanthropologue au Collège de France

Le débat est animé par Henri SANNIER, journaliste

 


 

 

 

 


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Dimanche 13 juin 2010 7 13 /06 /2010 12:05
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A l'occasion de la 10 ème journée du sommeil,  des conférences et des animations se sont déroulées sur tout le territoire français. Le thème prédominant était le sommeil des séniors.

Ce diaporama fait le point sur l'évolution du sommeil avec l'âge, bouscule quelles idées reçues et apportent des conseils pour toujours garder un bon sommeil.

 


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Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /2010 09:02
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Rencontre débat à la Cité de la Santé

le samedi 20 mars 2010

A la Cité des Sciences


Au même titre que l’alimentation ou l’activité physique, le sommeil est déterminant pour notre santé et notre qualité de vie. Cependant, il reste encore méconnu et souvent considéré comme une perte de temps. Notre rythme de vie actuel lui est défavorable et l'on constate que sa durée diminue.

Depuis 50 ans, il est activement étudié et ses fonctions sont de mieux en mieux approchées. Aujourd'hui, on connaît davantage le rôle du sommeil sur la mémoire, l'apprentissage, l'humeur, l'immunité... ou la prise de poids. Par ailleurs, on sait maintenant que de nombreuses pathologies sont liées aux troubles du sommeil.

Comment évaluer nos besoins de sommeil ? Comment sait-on que l'on a bien dormi ? Qui doit-on consulter en cas de troubles persistants ?

Avec : Dr Sylvie Royant-Parola, Présidente du Réseau Morphée et Dr Jean-Pierre Giordanella, Directeur de la prévention à la CPAM de Paris.

Modératrice : Tù-Tâm Nguyên, Cité de la santé Cinéma Jean-Painlevé.

Bibliothèque (niveau – 1) Entrée libre dans la limite des places disponibles Information : 01 40 05 76 84


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logo CPAM 

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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /2010 18:00
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En quoi le sommeil peut-il réguler la prise de poids? C'est la question que m'a posé Lilou Mace pour Nutrition.fr








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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 08:24
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INVITATION Ateliers de la Narcolepsie 23 janvier 2010 (1)

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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 21:36
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Controverse  
 

Un article paru dans Sleep * sur les rapports supposés entre la dépression de l’adolescent  et les habitudes de sommeil  (coucher trop tardif et temps de sommeil insuffisant) a été repris en boucle dans les médias (Le Monde, Libération, 20 minutes, le Nouvel Obs, les journaux télévisés... ). Le message est simple, faites dormir plus vos adolescents et ils ne déprimeront plus ! Message séduisant car il est malheureusement évident que nos ados ne dorment pas suffisamment, ils ont perdu entre 2 et 3h de sommeil par rapport aux années 1970. Les différentes études de besoin  de sommeil montre qu’il leurs faudrait au minimum 9h par nuit, et ils arrivent péniblement à des valeurs moyennes, en semaine, entre 7 et 8h de sommeil par nuit.


Malheureusement ce ne sont pas les conclusions que l’on peut réellement tirer de l’étude citée qui joue sur une communication raccrocheuse avec un titre digne d’un magasine people : «L’incitation parentale à se coucher plus tôt comme facteur de protection contre la dépression et les idées suicidaires ».


Les fait scientifiques :
Il s’agit d’une enquête auprès d’une cohorte de 15 659 adolescents et de leurs parents (un de leur parent, de préférence la mère). Les adolescents étaient interrogés sur leurs horaires de coucher  en semaine, leur quantité de sommeil, si celle-ci était suffisante, s’ils trouvaient que leurs parents prenaient soin d’eux. La dimension dépressive était évaluée sur une échelle de dépression  (CES-D) et il leurs était demandé s’ils avaient sérieusement pensé au suicide au cours des 12 derniers mois. Les parents précisaient s’il y avait une incitation à se coucher, et à quelle heure. D’autres variables étaient étudiées : sexe, race/ethnie, statut marital des parents, et notion d’aide sociale accordée à la famille.

 

L’étude montre que les adolescents qui se couchent le plus tard (minuit et plus), et qui dorment  peu (5h ou moins) sont plus déprimés que ceux qui se couchent tôt et dorment plus. La dépression est encore plus fréquemment associée si le jeune a le sentiment d’avoir un sommeil insuffisant et s’il pense que ses parents ne prennent pas soin de lui. La dépression est plus fréquente chez les filles, les très jeunes (11- 13 ans), dans les familles monoparentales ou divorcées, et chez celles recevant des aides de l’état. D’une manière intéressante, on constate que les adolescents suivent plutôt bien les consignes de coucher indiquées par les parents (pour plus de 2/3 d’entre eux). La durée de sommeil est évidemment corrélée à l’heure du coucher. Plus celui-ci est tôt,  plus la longueur du sommeil est importante.  La durée moyenne retrouvée est de 7h53.

 

La faiblesse de cette étude réside dans les facteurs explicatifs de la dépression constatée. Certes la dépression est plus fréquente chez ceux qui dorment moins, mais on sait qu’au cours de la dépression le sommeil est perturbé et diminué en quantité. Par ailleurs la population adolescente est une population à risque dépressif. Ainsi la prévalence d’un état dépressif majeur est importante chez l’adolescent ( 7.4% pour les garçons et 13.9% pour les filles  selon Kilpatrick DG en 2003).  Dans l’étude  il est retrouvé 7% de dépression et 13% de jeunes ayant eu des pensées suicidaires. C’est à dire la prévalence habituelle de la dépression dans cette tranche d’âge. S’il y a bien un lien statistique entre les particularités du sommeil et la dépression constatée, il n’a pas  valeur de causalité. Donc cause ou conséquence, la discussion reste entière.

On ne peut pas franchir le pas vers une conclusion qui attribue au manque de sommeil chronique la cause exclusive du syndrome dépressif observé. Qu’il y contribue, peut-être !  Que la restriction de sommeil volontaire en raison d’un manque de rigueur dans l’organisation du temps, de trop d’activités passées devant la télé, l’ordinateur, les consoles de jeux soit préjudiciable à l’attention, et même à l’humeur en entrainant une irritabilité et une labilité émotionnelle, surement. Cependant les effets de la privation de sommeil ne sont pas univoques, elle a des propriétés antidépressives qui sont utilisées en tant que telle comme thérapie chez le déprimé. Donc attention aux conclusions hâtives, séduisantes qui embellissent un discours convenu mais qui ne reposent pas sur une démonstration scientifique. On peut regretter l’engouement des médias qui ont encore plus schématisé les conclusions de l’étude, mais on peut surtout regretter que les relecteurs de la revue Sleep aient manqué de rigueur dans leurs commentaires en laissant passer des conclusions discutables.

 

Néanmoins cette étude apporte des éléments intéressants.  On constate que les parents ont encore une forte influence sur le comportement de leurs enfants qui suivent les consignes indiquées. Si le fait de demander aux adolescents de se coucher plus tôt se traduit par un allongement du sommeil alors il faut fortement inciter les parents à mettre des limites à leurs jeunes, tout en prenant en compte leurs besoins de sommeil (il y a chez les adolescents comme chez les adultes des courts et des longs dormeurs). Ceci est plutôt vécu comme une attention positive des parents envers leurs enfants même si l’on peut imaginer les discussions que cela peut engendrer. L’adolescence reste l’adolescence, avec ses conflits et ses oppositions aux parents qui sont toujours vécus comme les empêcheurs de tourner en rond. L’adolescent a besoin de cette confrontation à la réalité et aux limites imposées pour se structurer.


 

 

* Earlier Parental Set Bedtimes as a Protective Factor Against Depression and Suicidal Ideation

James E. Gangwisch, Lindsay A. Babiss, Dolores Malaspina, J. Blake Turner, Gary K. Zammit, Kelly Posner.

SLEEP 2010;33(1):97-106.

 

 

 


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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 09:28
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