Chaque personne a ses horaires préférés. Aux extrêmes on distingue des gens du matin et des gens du soir qui représentent  quelques pourcents de la population. Entre ces 2 extrêmes  se trouve l’immense majorité de la population. Le sommeil peut cependant survenir n’importe quand, voire inopinément  si l’on se met en privation de sommeil, car au bout d’un certain temps d’absence de sommeil, le corps réclame impérativement du repos et le sommeil survient à l’insu de la personne. On peut retarder volontairement son coucher jusqu’à certaines limites. La tolérance à la privation de sommeil est très variable selon les individus. Certains ont du mal à tenir 24 heures complètes, d’autres ont une plus grande résistance au sommeil et résistent correctement 3 jours sans trop de souci.




Le record en ce domaine a été réalisé en 1964 par Randy Gardner, un étudiant de 17 ans ,  qui a pu tenir  11 jours et demi sans sommeil,  avec, comme le raconte William Dément, encore de bonnes performances physique et intellectuelles à la fin de la période de privation. Outre  le facteur de résistance au sommeil caractéristique individuelle indéniable, des facteurs motivationnels vont jouer un rôle fondamental. En particulier la notion de danger change considérablement les choses. Ainsi en situation de catastrophe ou lors de course en navigation solitaire, l’individu est capable de mobiliser des ressources et une énergie hors du commun pour lutter contre le sommeil car sa survie en dépend.



Néanmoins lorsqu’on fait des études systématiques sur les fenêtres horaires qui « autorisent » ou pas de s’endormir, plusieurs zones ont été identifiées.  En particulier Strogatz  a repris   un grand nombre d’ étude par manipulation des rythmes veille sommeil que ce soit par  simulations de rythmes ultradiens, d’augmentation de période (rythmes supérieur à 24h ) ou de diminution (rythmes inférieur à 24h) pour en tirer un modélisation intéressante .

Ainsi il a identifié des zones où le sommeil est facilité, voire quasi impératif. La première se situe vers 3h du matin, en fait vers le minimum thermique de l’individu , à cet horaire il est très difficile de lutter contre le sommeil et de rester éveiller. La seconde se situe en milieu de journée et correspond au rythme de la sieste qui est un rythme biologique fondamental même s’il n’est pas toujours exprimé du fait de la répression de la société industrielle. En revanche, il y a des zones d’éveils qui correspondent à des moments où très peu de personnes sont capables de s’endormir et qui se situent en fin de matinée et  peu avant l’heure du coucher habituel et qui peut expliquer le renforcement de difficultés d’endormissement que l’on voit chez certains insomniaques qui cherche à se coucher plus tôt pour « dormir plus ».




Perez Lavie en simulant des rythmes veille-sommeil à cycles courts de 20 minutes a identifié des « portes du sommeil » qui sont des moments de la journée (milieu de journée et milieu de nuit) où la propension du sommeil est la plus forte.





La rotation de la terre autour du soleil induit un rythme lumière-obscurité de 24h. Est-ce la raison de l’existence de l’alternance du l’éveil et du sommeil?




En 1729, Jean-Jacques Dortous de Mairan, un astronome français, constate les feuilles de sensitive présente un rythme d’ouverture et  de fermeture des feuilles en fonction du jour et de la nuit qui persiste lorsque cette plante est maintenue en obscurité constante. Avec cette observation, il est le premier à mettre en évidence le caractère endogène de la rythmicité d’une fonction biologique chez des êtres vivants.



L’étude des rythmes des individus, qu’ils soient plantes, animaux ou hommes, montre qu’en milieu constant, on parle pour l’homme d’isolement temporel,  il existe bien une rythmicité qui persiste, et que chez l’homme elle est dans la plupart des cas un peu supérieure à 24 heures, plus rarement inférieure, en tout cas, rarement égale à… Chaque personne a son rythme spécifique. Les couche tard- lève tard auraient un rythme plutôt supérieur à 24h , alors que ceux du matin auront un rythme plus court.



Ces observations en milieu constant signifient   2 choses : tout d’abord il existe un horloge interne qui commande nos rythmes biologiques,  et que deuxièmement il y a nécessité d’une remise à l’heure de nos horloges internes pour s’adapter à notre environnement et à notre temps social. Cette remise à l’heure s’effectue grâce à la lumière.

 




L’étude des mouches drosophiles a permis de mettre en évidence des gênes d’horloges dès 1971, ce n’est qu’au cours des années 2000 que des mouches matinales et vespérales  ont été décrites, pour finalement trouver des caractéristiques génétiquement déterminés chez les sujets humains du matin ou du soir.  Cette régulation circadienne est complexe avec un polymorphisme des gènes d’horloges (clock, per, cyc, Bmal, mel…), l’environnement pouvant entrainer des modifications de l’action des gènes en particulier par un effet de la lumière qui agit directement sur la formation d’un complexe protéique PER-TIM et donc sur l’activité transcriptionnelle des gènes.

L’intérêt d’avoir une horloge dans le cerveau est de pouvoir programmer certaines actions nécessaires et répétitives : manger, assimiler, se reposer, être attentif… La confrontation au rythme solaire et la particulière sensibilité de nos horloges à la lumière complète le système en adaptant l’horloge à notre environnement.




Il existe également des rythmes annuels. Se situer dans l’année est tout aussi important, tout au moins pour certaines espèces en particulier chez lesquelles la reproduction est annuelle ou biannuelle. La température extérieure  n’est pas un bon paramètre, le champ magnétique, testé et retesté, ne recale pas les rythmes, le seul signal qui est pertinent pour notre organisme,  est la présence de lumière naturelle.  Il apparaît une autre caractéristique fondamentale dans le rôle de la lumière, c’est le moment où elle est reçue plus que la durée totale de l’éclairement qui a un sens pour nos rythmes.



La lumière agit sur notre cerveau par des voies particulières. Elle arrive sur la rétine où son intensité est perçue par les cellules ganglionnaires de la rétine. De là les fibres nerveuses se rendent directement vers une toute petite région de l’hypothalamus, le noyau supra-chiasmatique, véritable horloge interne de notre organisme.

Une seconde structure joue un rôle important, l’épiphyse qui secrète la mélatonine. Des voies indirectes partent de noyau supra chiasmatique pour aller à l’épiphyse, via le ganglion  cervical supérieur. Ainsi la lumière inhibe la sécrétion de mélatonine.

Lorsque la mélatonine est libérée elle agit en retour sur le NSC, et diffuse à tous l’organisme où elle va agir sur les cellules  pour entrainer la synchronisation des rythmes.




Finalement les synchroniseurs, social ou lumineux, agissent sur les horloges hypothalamiques pour remettre les pendules à l’heure;











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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /2009 14:41
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Conférence dans le cadre des 6ème Journée de Géronto-Psychiatrie d'Angers,
le 5 novembre 2009

 

Pourquoi dort-on la nuit et non pas le jour ? Pourquoi s’endort-on à une certaine heure ? Quels sont les facteurs qui vont orienter et même imposer ce « choix » à l’individu ?

Alternance des jours et des nuits, besoin de dormir pour récupérer, vulnérabilité du dormeur aux agressions, vie sociale, qualité de la vision liée à l’éclairement, horloge biologique, caractère génétiquement déterminé… Les causes en sont multiples…

 




Alors que les dinosaures étaient des animaux diurnes, l’étude des crânes des premiers mammifères apparus sur Terre, il y a un peu plus de 200 millions d’années, est en faveur  du caractère  initialement nocturne de l’ activité des ancêtres des mammifères . La diurnalité  ne serait apparue  que plus tard dans une période située entre 65 et 34 millions d’années.  L’homo habilis, le premier homme identifié en Tanzanie il y a 3 millions d’années,  était un mammifère diurne.

 



Pourquoi le jeu de la sélection a-t-il favorisé chez notre ancêtre une activité plus diurne que nocturne ? Sur cette question nous n’avons pas de données scientifiques qui permettent de trancher en faveur d’une hypothèse particulière. Néanmoins le critère fondamental dans cette orientation a sans doute été notre incapacité à voir la nuit. Sans vision nocturne tout déplacement et toute activité deviennent à la fois hasardeux, moins efficaces et dangereux. Il est donc logique que la phase de repos s’installe d’une manière privilégiée à la tombée de la nuit.

 




Ce facteur d’adaptation est probablement renforcé par le fait que les mammifères prédateurs de l’homme sont moins fréquemment actifs la nuit, donc moins souvent dangereux la  nuit. C’est un effet un autre aspect du sommeil. Pour dormir, il faut se sentir en sécurité. Le lieu pour dormir doit être un endroit protégé comme le  nid des animaux ou s’accompagner d’une stratégie de protection pour l’homme : dormir dans les arbres ou sur un point culminant qui permet à un « guetteur » d’observer si un danger arrive, ou encore se retirer dans un espace fermé comme une grotte qui limite l’accès des prédateurs. La découverte du feu a sans doute été un grand progrès en terme de protection vis à vis des animaux sauvages. Nos appartements, nos maisons sont des espaces clos qui nous protègent des intempéries mais aussi de l’intrusion de quelqu’un de malveillant. En théorie, car le danger existe et les faits divers rapportent régulièrement des agressions de personnes au cours de leur sommeil.

 

 

 

Une des questions qu’on peut se poser est de savoir s’il est possible de s’endormir à tout moment et pour n’importe quelle durée.  Les études sur le sommeil de ces 40 dernières années ont permis de mettre en place une description fine de ce qui se passe au cours du sommeil, selon des mécanismes physiologiques de plus en plus précis,  et de plus en plus complexes

 

 

 

Ainsi on sait que la durée de sommeil est variable, spécifique à l’individu, avec des besoins très différents allant de très peu de sommeil – le record est de 3h30 par nuit-  à beaucoup de sommeil, définissant des  courts dormeurs (moins de 6h) et des long dormeurs (plus de 9h). Ainsi un individu donné est caractérisé par une durée de sommeil optimale au dessous de laquelle il n’est pas bien, mais, ce qui est moins bien connue, au dessus de laquelle il se sent pas bien non plus. Dormir plus que de besoin n’est finalement pas mieux . Ce sommeil trop long se traduit par un réveil le matin de mauvaise qualité avec le sentiment d’être mal réveillé, encore très engourdi. Nous avons tous fait ce genre d’expérience un dimanche matin de grasse matinée où l’on cherche absolument à prolonger son sommeil, sans réaliser qu’on est en fait beaucoup plus mal que lorsqu’on s’était réveillé à l’heure habituelle.

 

 

 

Le moment où l’on se couche est ainsi déterminant pour la durée de sommeil. Des expériences de coucher à des horaires variables depuis 19 heures jusqu’au lendemain matin en fin de matinée ont montré que la durée de sommeil ne dépend pas uniquement de la durée de veille préalable. Ainsi les durées de sommeil les plus longues sont obtenues pour un coucher vers 19 heures ou vers 23 heures (soit respectivement environ 12heures ou 16 heures  après le réveil matinal), alors que les durées de sommeil les plus courtes s’observent lors du sommeil du matin vers 7 heures ou 11 heures (soit respectivement après 26 heures ou 28 heures d’absence de sommeil).

Donc la durée de sommeil n’est pas uniquement liée à la durée d’éveil préalable et à la production des facteurs de sommeil accumulés, mais aussi à un facteur rythmique, chronobiologique.

 



Les conditions générales de vie vont également interférer.  Le professeur Jean Lhermitte rapporte en 1931 dans son petit ouvrage « Le sommeil » une observation faite par un médecin russe le Dr Volkov qui décrit le sommeil hibernal des paysans russes où pendant 4 à 5 mois lors de l’hiver le plus rude,  le paysan et sa famille se mettaient « en couchée ». « La maison est  plongée dans l’obscurité et le silence… Le sommeil ne s’interrompt que pour des motifs impérieux ; aussitôt que les dormants ont satisfait  à leurs besoins les plus immédiats, tout se replonge dans un silence de mort ». Ce comportement a été également rapporté dans des régions polaires, où les habitants n’avaient guère le choix pour survivre d’essayer de tromper leur faim et pour éviter de souffrir du froid.  Il est bien évident qu’on s’éloigne du sommeil normal pour se rapprocher du sommeil hibernal de l’ours qui se met en situation d’économie pour survivre au manque de nourriture lié à la saison hivernale. D’où l’adage « qui dort dîne ».

 


La sensation de sécurité intervient aussi dans la durée du sommeil. Ainsi les mammifères comme les antilopes, les zèbres, les gnous, qui sont des animaux chassés, ont des épisodes de sommeil répétés au cours des vingt-quatre heures mais de courte durée, entre 10 et 20 minutes pour ne pas s’exposer trop longtemps aux prédateurs voisins qui eux dorment tranquillement plusieurs heures de suite. Chez l’homme on voit le même comportement dès lors qu’il y a danger, comme les navigateurs solitaires dont la survie dépend de leur capacité à gérer des périodes courtes de sommeil pour ne pas s’exposer à un événement imprévisible qui demandera toute leur attention.  La forme moderne du danger, que l’on nomme le stress, provoque le même effet ; le dormeur reste sur le qui vive avec pour effet une diminution et un morcellement du temps de sommeil.

 

 


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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 22:12
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Le sommeil de l’enfant évolue de la naissance à l’adolescence pour se structurer comme le sommeil de l’adulte. L’alternance des périodes de sommeil et d’éveil évolue à partir du 3ème mois vers un sommeil nocturne et une activité diurne. Les siestes disparaissent progressivement à partir de l’âge de 5 ans pour laisser place à un sommeil uniquement nocturne et  de longue durée (de 10 à 11h par nuit).


L’adolescence se caractérise par des besoins de sommeil encore importants mais malheureusement peu respectés. En  30 ans on observe une perte de 2h à 3h de sommeil par nuit chez nos jeunes.  Cette privation de sommeil n’est pas neutre en conséquences : adolescents fatigués, peu attentifs en cours, rupture scolaire, modification des processus métaboliques mis en jeu dans l’assimilation des aliments,  prise de poids… Cette tendance s’accentue avec l’apparition de couchers de plus en plus en plus tardifs en primaire chez les plus jeunes. Les modifications du rythme des familles avec des parents qui rentrent de plus en plus tard, les nouvelles habitudes qui s’installent avec les nouvelles technologies - et plus particulièrement les écrans de jeux ou d’ordinateurs-  ainsi que l’utilisation des téléphones portables, renforcent ce décalage et accentuent la privation de sommeil.


Notre société devrait s’intéresser de plus près au sommeil pour en connaître  les règles physiologiques de base afin d’éviter ces erreurs de comportement qui risquent de mettre à mal les individus les plus faibles, en l’occurrence nos enfants.

 

Vous voulez en savoir plus


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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /2009 08:19
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Docteur Sylvie Royant-Parola


Psychiatre

Diplôme Universitaire: "Veille et Sommeil"

Exploration et traitement des Troubles du Sommeil

12 avenue de Lamballe
75 016 Paris
Tél: 01 53 92 02 02


________

Consultations:

Les lundi, mardi, mercredi et jeudi après-midi et le mardi matin.
Secteur 2: Médecin conventionné avec dépassements d’honoraires

 



Centre d’Exploration du Sommeil

Clinique du Château de Garches
11 bis rue de la Porte Jaune
92380 GARCHES

Consultation le mercredi matin



Examens pratiqués :

Actimétrie, polygraphie ventilatoire, polysomnographie, tests de latence d’endormissement et de maintien d’éveil.



Secrétariat pour la gestion des rendez-vous
ouvert de 14h à 18h du lundi au jeudi
Tél : 01 53 92 02 02





 
Nous adhérons aux principes de la charte HONcode de HON Nous adhérons aux principes de la charte HONcode. Vérifiez ici.

Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /2009 00:00
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Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /2009 21:57
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La Cité des Sciences organise avec le Réseau Morphée un cycle de 4 rencontres-débats

 

Le sommeil est fondamental pour notre équilibre physique et psychique. Notre rythme de vie, trépidant et stressé, le malmène et peut occasionner son dysfonctionnement. Les ratés du sommeil se traduisent par fatigue, baisse de concentration, troubles de l’humeur et peuvent entraîner une fragilité de notre organisme à des maladies maintenant mieux identifiées.

Comment faire pour ne pas désorganiser notre équilibre veille-sommeil et parvenir à bien dormir pour vivre mieux ?

 

Un samedi par mois de 15h à 16h30 

Cité des Sciences et de l’industrie - Cité de la Santé

30, avenue Corentin Cariou 75019 Paris

Niveau -1, entrée libre dans la limite des places disponibles.

Information : 09 77 93 12 04  ou 01 40 05 76 84


Samedi 7 novembre 2009   Pourquoi dormir ? (Dr Sylvie Royant-Parola)

 

Samedi 5 décembre 2009   Je ne dors plus ! (Dr Sylvie Royant-Parola)

 

Samedi 23 janvier 2010      Du ronflement aux apnées du sommeil. ( Pr Pierre Escourrou)


Samedi 13 février 2010      Quelles alternatives aux somnifères ? (Dr Sylvie Royant-Parola)

 

 

 

 

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Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /2009 23:48
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La rentrée est là. Finies les vacances, les longues soirées et les grasses matinées. Le travail aura vite fait de vous remettre au pas ! Il faut le plus souvent 8 jours pour se recaler mais certains, ont besoin de 2 ou 3 semaines pour se sentir bien. Se coucher plus tôt est indispensable pour respecter un temps de sommeil suffisant en particulier chez l'enfant.

Le matin est un moment précieux pour nos rythmes biologiques qu'il faut aménager avec soins. Pour réussir un bon lever quelques conseils vous y aideront:
- Se lever suffisamment à l'avance pour ne pas être dans la précipitation et le stress,
- prendre le temps d'un petit déjeuner ou tout au moins d'un boisson chaude,
- prendre un douche bien chaude qui, en augmentant la température, aide à se réveiller,
- privilégier l'exercice physique le matin (gym, jogging, ...) ou se déplacer à pied pour aller au travail (école, lycée)
- profiter d'un éclairage important dès le réveil, et dès que possible s'exposer à la lumière naturelle. Cette dernière a un rôle fondamental pour recaler nos rythmes biologiques. C'est facile en été, plus difficile en hiver, où elle peut être remplacée par des lampes de photothérapie.

C'est l'horaire de lever qui est structurant pour nos rythmes. Grâce à sa régularité, le corps ajuste  son fonctionnement sur l'horaire imposé et organise les différentes fonctions de l'organisme.

Ensuite il faudra garder les bonnes habitudes et éviter les décalages intempestifs des horaires de sommeil, surtout chez les enfants. L'enfant n'est pas un adulte en miniature: il a ses besoins propres de sommeil (entre 10h et 12h de sommeil de 3 à 6 ans) et l'on observe malheureusement que les jeunes enfants se couchent de plus en plus tard au détriment de leur sommeil. Le sommeil est encore plus fondamental pour l'enfant que pour l'adulte:  il lui permet de mémoriser, d'apprendre, d'être de bonne humeur, toute chose fondamentale pour la scolarité.

Allo, c'est vous, c'est moi: émission du 01/09/2009- France Inter


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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /2009 00:09
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L'insomnie est un moment terrible de remise en question et doute. L'humour est un moyen de prendre de la distance par rapport au mal qui nous ronge.
J'ai trouvé ce dessin sur Internet, tellement vrai, et si sympa, que je le partage avec vous, avec l'accord de l'auteur...




L'auteure:

Stephanie Guerin peintre/ photographe/ Bédé-iste

 

Retrouvez le dessin et tous les autres … 

Toutes ses œuvres sur son BLOG

 

Qui est Stéphanie Guerin ?

« Hormis quelques cours de modèles vivants, j'ai surtout appris seule; j'aborde le thème féminin, sa symbolique, ce qu'il implique, peut être dans le but de me positionner par rapport à ce miroir, la notion de féminité même, la place de la femme dans notre société patriarcale chrétienne où la consommation a remplacé le fameux "opium du peuple". J'ai toujours aimé mélanger l'écrit au graphisme, comme complément, prolongement du trait, de l'émotion, ou comme détournement ironique du propos. Mes influenses en peintures font le grand écart entre Egon Schiele, Gustave Moreau, Francis Bacon, Jackson Pollock et pas mal d'autres »

 

Bonne chance Stéphanie, vous avez beaucoup de talent…

 



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Vendredi 17 juillet 2009 5 17 /07 /2009 13:55
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Le jet-lag ou décalage horaire en français, est l’ensemble des symptômes que l’on ressent après un voyage nécessitant le franchissement de plusieurs fuseaux horaires.

Lorsque vous partez de France, votre corps fonctionne selon un rythme biologique en rapport avec l’heure du pays. Après un voyage qui impose un décalage de plus de 3h vos rythmes biologiques sont modifiés. Votre corps fonctionne encore à l’heure française. Il lui faut quelques jours pour que les rythmes biologiques se recalent (rythme veille-sommeil, rythme de la température, du cortisol, des hormones...).

Tant que le recalage n’est pas complètement terminé, vous allez connaître des troubles divers. Outre les difficultés de sommeil :  problème d’endormissement ou réveil précoce, selon le sens du décalage, d’autres troubles s’associent : sensation de faim qui réveille en pleine nuit, sentiment d’être « barbouillé », troubles digestifs, fatigue, endormissement inapproprié lorsque vous êtes immobile, parfois maux de tête, et aussi la sensation très particulière d’être « décalqué ».

 

Que faire pour l’éviter ou le diminuer ?

Dans l’avion :

Mettez-vous à l’heure du pays de destination dès que vous êtes dans l’avion.  Evitez de boire de l’alcool pendant le vol, mangez léger et reposez-vous. Si possible essayez de dormir quelque soit le sens du voyage. Pour favoriser votre sommeil, utilisez un masque et des bouchons d’oreille, faites attention de bien vous couvrir (la climatisation peut être terrible et variable pendant le vol), demandez à ce qu’on ne vous réveille pas si vous dormez (pour éviter les repas intempestifs !). Si vous prenez un somnifère, ne le mélangez pas à l’alcool, et prenez le au moins 5h avant l’heure d’arrivée pour éviter les états confusionnels lors du réveil (ce qui pourrait être gênant à la sortie de l’avion)

 

Quand vous avez atteint votre destination :

Utilisez les moyens naturels pour vous recaler :

- l’exercice physique : pour vous endormir plus tôt (voyage vers l’est) il faut être très actif le matin au lever (jogging, salle de sport, sauna, piscine). A l’inverse pour vous endormir plus tard (voyage vers l’ouest) l’activité physique est à privilégier le soir (y compris la sortie en boite de nuit !)

- la lumière naturelle :

  • Si vous allez vers l’est : exposez-vous à la lumière extérieure (marche, bain de soleil) le matin, et portez des lunettes noires l’après midi.
  • Si vous allez vers l’ouest : privilégier l’exposition à la lumière l’après midi, et mettez vos lunettes noires le matin


Médicaments  ou pas ?

- Si vous voyagez vers l’est (Asie ou Japon ou lorsque vous rentrez des USA), vous pourrez avoir des difficultés d’endormissement les premiers jours. Si vous êtes excité comme une puce le soir, évitez de sortir tard, mettez-vous au lit avec un livre et prenez un hypnotique au coucher les 3 premiers jours. En revanche, ne traînez pas au lit le matin. Prenez une douche et sortez rapidement à l’extérieur!

Dans ce sens la mélatonine est très intéressante. Cette hormone dite « chronobiotique » est capable d’avancer nos rythmes, donc de lutter efficacement  contre ce type de décalage horaire. Il faut prendre 2 à 5 mg (pas plus) lorsque vous êtes dans l’avion (à 19h heure locale), puis continuer une prise pendant 3 jours après votre arrivée vers 20 heures, ensuite vous arrêtez. Il ne faut pas cumuler avec un somnifère.

 

- Si vous voyagez vers l’ouest (vers les USA ou l’Amérique du Sud), l’endormissement ne vous posera aucun problème… Mais vous risquez de vous réveiller très tôt. Vous avez alors 2 options. Rester tranquillement au lit, et vous aurez de fortes chances de vous rendormir  d’un sommeil morcelé, ou bien de prendre un hypnotique à durée de vie brève pour vous rendormir les 3 premières nuits.


 En vous souhaitant un bon voyage !

 


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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /2009 08:17
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Comprendre le sommeil de son enfant et l’aider à trouver son rythme est un exercice difficile pour tout parent.

 

Les choses se compliquent singulièrement quand l’enfant développe une maladie ou présente un handicap. Des crises d’épilepsie parfois longues à diagnostiquer comme telles, un retard psychomoteur, une psychose infantile, sont autant de troubles qui désorientent les parents qui ne trouvent pas toujours le support suffisant au niveau médical.

D’autant qu’il y a de l’angoisse en plus.

Les associations viennent alors remplir ce vide pour aider les patients à se sentir moins seul.

Le Réseau Lucioles joue ce rôle remarquablement.

Très dynamique, il lance une enquête sur le sommeil des personnes présentant un handicap mental sévère. Cette enquête s’adresse à  tout parent de personne handicapé. Plus la participation sera important plus les données permettront d’identifier au mieux les situations problématiques et de mettre en place es stratégies pour les soulager.

 

Le Réseau-Lucioles  s’est tourné vers  le centre de référence sur les pathologies rares du sommeil de l’enfant dirigé par Patricia Franco pour mener cette enquête.

 

Si cette enquête vous intéresse rendez-vous sur le site du réseau :

http://www.reseau-lucioles.org/article.php3?id_article=317

 

et participez, tout simplement !

 

PS : un grand bravo à Jean-Marie Lacau, pour son énergie et son engagement dans la vie de cette association.


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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /2009 22:19
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Mes podcasts

 
19/07/08 Europe 1- Michel Cymes

3/03/2008- France Inter- Sylvie Larroca
09/05/08 Europe 1- Faustine Bollaert
14/03/2009- France Bleu- Sommeil et rythme de vie
11/04/2009- France Bleu- Le sommeil des adolescents

18/03/09 RFI- Priorité Santé: Claire Hédon

part 1
part 2
02/05/2009- France Bleu- Sommeil des séniors

Les vidéos:
Magazine de la Santé: Le rêve
HAS: Améliorer le sommeil de la personne âgée
C'est au programme: la dépression saisonnière
Magazine de la santé: la sieste

A quoi sert le sommeil?






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