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Une bonne part des adolescents sont en manque chronique de sommeil. Ils passent de plus en plus de temps le soir devant les écrans - télévision, téléphone portable, mais surtout ordinateur et console de jeux. Le phénomène, sensible au collège, s'aggrave au lycée.
Dès la classe de 5e, la moitié des élèves se couchent après 22 heures, la veille d'un jour de classe. En 3e, cette proportion dépasse 80 %, et une fille sur quatre et près d'un garçon sur trois peuvent présenter un déficit de sommeil, selon une étude réalisée par la Caisse primaire d'assurance-maladie (CPAM) et l'académie de Paris dans 22 collèges durant l'année scolaire 2007-2008.
Ces nuits trop courtes ont des répercussions sur la scolarité. "Les enfants passent de plus en plus de temps sur leur écran et ont de plus en plus de mal à se lever, constate Philippe Guittet, secrétaire général du Syndicat national des personnels de direction de l'éducation nationale (SNPDEN). Le matin, on sent bien qu'ils sont sur le flanc."
Absence lors de la première heure, voire toute la matinée, défaut d'attention, de concentration, somnolence sont la contrepartie de ces couchers tardifs. "En trente ans, les adolescents ont perdu plus de deux heures de sommeil", déplore le docteur Sylvie Royant-Parola, psychiatre et présidente du réseau Morphée, qui intervenait lors d'une conférence organisée sur ce thème par l'Union nationale des associations familiales (UNAF), mercredi 18 mars à Paris.
Normalement, les adolescents ont besoin de dormir de 9 à 10 heures en moyenne. Ces besoins sont dus à la fois à de fortes transformations corporelles et hormonales et à une activité intellectuelle et physique souvent intense, avec des emplois du temps chargés. Or, selon une enquête publiée en 2005 par l'Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) et la Sofres, leurs nuits, en semaine, sont de 7 h 46.
Pour compenser ce manque de sommeil, les adolescents tentent de récupérer le week-end en dormant en moyenne 9 h 10. Mais ces jours de repos se traduisent par un important décalage des horaires de coucher (1 h 35) et plus encore de lever (3 h 35), dont les effets se font cruellement sentir le lundi matin. Faut-il alors retarder les horaires scolaires, notamment au lycée ? Certains chefs d'établissement s'interrogent. Pour Philippe Guittet, également proviseur d'un lycée parisien, c'est une piste. "Les cours commencent à 8 heures du matin, et je pense qu'il serait souhaitable de les reculer d'au moins une demi-heure", considère-t-il. Mais cela suppose une contraction de la journée qu'il faut harmoniser avec la disponibilité des salles, l'emploi du temps des professeurs et des élèves. Un vrai casse-tête. Pour mieux s'organiser, il faudrait des horaires moins chargés, "une trentaine d'heures de cours au lycée, c'est trop", considère Philippe Guittet.
Conférence-débat «Famille et sommeil de l’adolescent » dans le cadre de la Journée Nationale du Sommeil
Intervenante : Dr Sylvie ROYANT-PAROLA, présidente du Réseau Morphée
Discutants :
- Edith TARTAR-GODDET, psychologue clinicienne et psychosociologue
- Laurence LEVY-DELPLA, Inspectrice d’Académie
Cette action, qui fait partie d’un cycle intitulé « Université des familles », organisé par l'UNAF.
A partir de la problématique du sommeil des adolescents, la discussion se centrera sur les solutions, recommandations et réflexions, que peuvent inspirer l’évolution du sommeil de l’adolescent, pour le médecin, la famille mais aussi la société.
Conférence-débat «Famille et sommeil de l’adolescent »
Intervenante : Dr Sylvie ROYANT-PAROLA, présidente du Réseau Morphée
Discutants :
- Edith TARTAR-GODDET, psychologue clinicienne et psychosociologue
- Laurence LEVY-DELPLA, Inspectrice d’Académie
Cette action, qui fait partie d’un cycle intitulé « Université des familles », a la particularité d’être diffusée en direct sur Internet. Le lien pour participer à ces débats sera mis en ligne ici le jour même.
A partir de la problématique du sommeil des adolescents, la discussion se centrera sur les solutions, recommandations et réflexions, que peuvent inspirer l’évolution du sommeil de l’adolescent, pour le médecin, la famille mais aussi la société.
Vous pouvez d’ores et déjà apporter de premières contributions à ces réflexions en postant des messages sur le forum ouvert par l’UNAF sur son site: cliquez ici
Et n’hésitez pas à vous déplacer ou à participer en posant vos questions en direct via Internet !
A noter enfin que le programme de l’ensemble des manifestations de la Journée nationale du sommeil sera sur le site de l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance qui est à l’initiative de cette journée.
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