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Samedi 14 juin 2008 6 14 /06 /2008 18:56
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Toutes les nuits on fait un à plusieurs rêves ! En fait l’activité mentale est continue tout au long du sommeil. Simplement cette activité mentale n’est pas de même intensité, ni de même nature au cours des différents stades du sommeil. Lors du sommeil lent ce sont essentiellement des pensées qui viennent à l’esprit et qui donnent ces rêves factuels, peu imaginatifs, plus proches des préoccupations que de la construction fantasmagorique.

En revanche au cours du sommeil paradoxal, l’activité mentale est très intense. Certaines zones du cerveau sont en proies à une activité étrange d’ondes rythmiques qui surviennent en salves, d’une manière saccadées, comme un message délivré en morse. Ce stade est  à l’origine de rêves très étranges, riches et  complexes.

Mais le souvenir des rêves est fugace. Au réveil, à peine le pied posé par terre, le rêve s’efface, et ne reviendra (éventuellement !) que par bribes au cours de la journée. On peut s’entrainer à se souvenir de ses rêves. Il suffit de s’interroger au réveil, en se posant la question « est-ce que j’ai rêvé », et noter son rêve sur un petit carnet posé sur sa table de nuit. Les premières nuits les souvenirs sont assez imprécis. Au bout de quelques jours, on devient nettement plus performant. Certaines situations favorisent le souvenir des rêves…

Tout moment de la vie un peu bousculé, un accident ou un traumatisme, une période d’interrogations sur soi et son avenir (la psychanalyse a beaucoup utilisé les rêves comme «matériel » de travail sur l’inconscient) est un moment fort, qui sur le plan psychodynamique favorise l'émerge et le souvenir des rêves.



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Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /2008 10:44
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Une étude menée en Nouvelle-Zélande et en Allemagne sur des grandes séries d'enfants décédés de mort subite montre que le port du bonnet ou la présence d'une couverture sur la tête, au cours du sommeil, est associé à une majoration du risque de décès. Dans la série de 393 enfants néo-zélandais, 15,6 % des décès étaient survenus alors que l'enfant avait la tête couverte. Et, dans la série allemande de 333 enfants, 28,1 % des enfants étaient couverts. Chez les enfants les plus jeunes, il s'agissait majoritairement de bonnets mis en place par les parents et, chez les plus âgés qui avaient des capacités motrices plus développées, le risque était principalement lié à la présence d'une couverture sur la tête.

« Pediatrics » 2008, 121 : 1478-1483.


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Vendredi 6 juin 2008 5 06 /06 /2008 19:38
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Interrogés par TNS-SOFRES-«la Tribune», 57 % des Français estiment que les franchises médicales instaurées en janvier sont « une mauvaise chose », voire, pour un tiers,
« une très mauvaise chose ».

Le sondage (1 001 personnes interrogées) a aussi révélé que les franchises médicales n'incitent « pas du tout » les Français à diminuer leur consommation pour 42 % d'entre eux, « pas vraiment » pour 29 % contre « oui, plutôt » pour 12 % et « oui, tout à fait » pour 13 %. 4 % des sondés ne se sont pas prononcés.

Depuis le 1er janvier,  les franchises (50 cts par boîte de médicament et par acte médical et 2 euros par transport sanitaire) s'ajoutent aussi au forfait (depuis 2004) d'1 euro par consultation ou acte médical, dans la limite de 50 euros par an.


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Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /2008 10:13
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Santé des enfants et adolescents en France 

(Enquête CNDP/TNS Healthcare – décembre 2007)

 
Le Conseil National de la Pédiatrie (CNDP) réunit l’ensemble des composantes de la pédiatrie, quelque soit le mode d’exercice : hospitalier, libéral ou salarié, les syndicats, et les sociétés savantes. Au préalable des 4e Assises Nationales de la Santé de l’Enfant, le 24 janvier 2008, le CNDP a souhaité connaître l’opinion des parents sur la prise en charge de la santé de leurs enfants par les professionnels de santé. 

L’enquête CNDP/TNS Healthcare réalisé en décembre 2007 a inclus 357 mères d’enfants de moins de 18 ans. Il en ressort que 78 % des mères Françaises ont une bonne opinion du suivi des enfants et des adolescents dans notre société. 

Cependant l’enquête souligne le souhait fort des mères à un accès plus facile à des professionnels de santé bien formés à la médecine de l’enfant et de l’adolescent. 
6 mères sur 10 estiment par ailleurs qu’un enfant devrait être suivi régulièrement par un professionnels de santé jusqu’à l’âge de 16-17 ans. 
Les principales difficultés relevées par les mères sont le suivi irrégulier des jeunes enfants, l’absence de prise en charge spécifique de la santé des adolescents et à tout âge, l'insuffisance d’information et d'éducation à la santé.
 
 1. Les difficultés rencontrées dans le suivi de leur enfant sont attribuées par les mères à divers facteurs :
 
  • l’accès parfois difficile à un pédiatre qui est, pour la majorité des mères, la  conséquence d’un manque de disponibilité des médecins spécialisés. Cette notion ressort spontanément à plusieurs reprises dans le cadre de l’enquête. Le délai d’attente pour obtenir une consultation spécialisée est jugé trop long par 23 % des mères qui ont une  mauvaise opinion du suivi. Le manque de médecins spécialisés ou de médecins scolaires est également cité parmi les causes d'un suivi insuffisant des problèmes de santé. L'existence d'un accès différent selon les régions est soulignée par 14% des mères interrogées. 
  • les problèmes financiers jouent également un rôle non négligeable. Pour 14% des mères le manque de moyens financiers constituent la principale cause du mauvais suivi de certains problèmes de santé des enfants et des adolescents.

2. Les conséquences en sont : 
 
  • un diagnostic et une prise en charge parfois trop tardives. La prise en charge trop tardive est relevée par 16 % des mères déclarant avoir  une mauvaise opinion de suivi de la santé de leur enfant. L’origine de ce retard est attribuée à un problème de formation du professionnel de santé ou encore un manque de temps lors de la consultation. 18 % des mères regrettent la durée trop courte des consultations. Le repérage des troubles précoces de comportement et neuro-sensoriels est au cœur de leurs préoccupations. Or, pour ces mères, la durée moyenne de consultation (20 minutes) n’est pas compatible avec un dépistage des diverses anomalies psychomotrices et neurosensorielles de leur enfant.
  • un temps insuffisant consacré à l’information et l’éducation. Cette constatation est vérifiée à tous âges, mais elle semble plus marquée chez l’adolescent. Ainsi, 16 % des mères estiment qu’il y a un manque d’informations sur les pathologies du grand enfant et de l’adolescent. Les préoccupations des mères diffèrent selon les âges de leurs enfants:
  • Chez les plus jeunes enfants, les problèmes d’allaitement, de diversification alimentaire et de traitements des pathologies aiguës prédominent avant 2 ans. 
  • Les troubles nutritionnels et la prévention de l’obésité prennent une grande importance chez les enfants un peu plus âgés. 
  • Par la suite, chez les préadolescents et les adolescents, les mères s’inquiètent essentiellement du risque de troubles mentaux, de troubles du comportement, des conduites addictives, sans toutefois négliger les troubles nutritionnels.

Mais, au-delà de ces différences de préoccupations, il est frappant de voir que les mères expriment de façon insistante une demande de prévention, et ce dès le très jeune âge.
Cette demande de prévention est l’un des enseignements essentiels de l’enquête : pour 63% des mères interrogées, le principal intérêt du suivi par un professionnel de santé est lié à la prévention et à l’information.
 
  • Une prise en compte insuffisante des grands problèmes de santé publique : les troubles mentaux, addictifs ou nutritionnels des adolescents qu’ils considèrent comme une véritable menace pour l’avenir de leur enfant 
Quels sont les problèmes les plus préoccupants pour l’avenir des enfants et des adolescents ?
A cet égard, l’analyse des troubles des adolescents prête particulièrement à réflexion.  Ainsi, selon les mères interrogées, les problèmes qui doivent être abordés en priorité car ils menacent le plus la santé des adolescents sont :

Quels sont les troubles de santé les moins bien suivis ? La comparaison des réponses à ces deux questions constitue l’un des autres temps forts de cette enquête.
  • 52 % les troubles de l’alimentation et problèmes nutritionnels (obésité, anorexie, surpoids…) 
  • 40% les troubles mentaux et troubles du comportements (mal-être, dépression, problème scolaire…),  
  • 47% les conduites addictives (tabac, alcool, ordinateur)
Pour autant, ces troubles sont considérés par les mères comme les problèmes  de  santé les moins bien suivis chez l’enfant et l’adolescent. 

3. Les solutions proposées par les mères interrogées  :
 
  •  des médecins spécialisés plus nombreux et un accès plus égalitaire sur le territoire aux professionnels de santé compétents en santé de l’enfant et de l’adolescent et une meilleurereconnaissance de leurs misions par les tutelles.
  •  une alliance parents-médecins pour la prise en charge de la santé de leurs enfants : parents acteurs de soins, médecins experts. 
Les parents sont prêts à s’investir dans l’éducation. Il est frappant de voir à quel point les mères donnent, dès la préadolescence, l’avantage à l’éducation et à la prévention. Il est  tout aussi frappant de voir à quel point elles sont prêtes à s’investir. En témoignent les réponses de l’enquête : 30 % des mères interrogées mettent les parents en première ligne pour aborder les problèmes de santé auprès des jeunes. L’information à l’école arrive tout
de suite après, avec 23 % des mères.

L’intérêt d’une consultation médicale dédiée exclusivement à la prévention apparaît également pour 17 % des mères pour un bon moyen d’aborder les problèmes de santé. Les campagnes nationales renouvelées régulièrement prennent la suite sur la liste, avec 10 % des citations.

À quel âge ? Pour 55 % des mères, la tranche d’âge idéale pour dispenser une information sur les problèmes de santé se situe entre 8 et 12 ans. 

Les parents ont le souci de leurs responsabilités. Ils se reconnaissent comme des acteurs de la santé et ont besoin de professionnels  bien formés pour les aider à jouer leur rôle. 


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Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /2008 23:14
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Dans l'émission "faut qu'on en parle", sur Europe 1, Faustine Bollaert sur un ton léger aborde les différentes questions du sommeil:


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Dimanche 11 mai 2008 7 11 /05 /2008 16:04
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D'après un communiqué de l'INSERM, une équipe de chercheurs de l'Inserm dirigée par Joëlle Adrien (Unité Inserm 677 "Neuropsychopharmacologie") a mis en lumière le rôle crucial des premières années de la vie dans la régulation du sommeil. Cette période serait effectivement essentielle au bon fonctionnement d'un système cérébral mettant en jeu la sérotonine.  Ainsi chez la souris, l'administration d'antidépresseurs (connus pour cibler spécifiquement le système sérotoninergique) pendant la période qui suit la naissance, entraîne des troubles du sommeil et des syndromes dépressifs pendant la vie entière. Ces travaux sont publiés dans l'édition d'avril du Journal of Neuroscience*.

En clair cela laisse planer un doute sur les effets à long terme des antidépresseurs sérotoninergiques sur le fœtus lorsque ces antidépresseurs sont donnés à une femme enceinte. Si l'on extrapole les effets trouvés chez la souris il y a en effet une probabilité plus important que les enfants nés de femmes ayant eu ce type d’antidépresseur développent soit des troubles du sommeil, soit une dépression, soit les deux.

Pourtant certaines femmes enceintes ayant des troubles dépressifs sérieux ou graves sont dans la nécessité de continuer leur traitement antidépresseur le risque de rechute étant majeur, avec à la clef la réapparition d’idées suicidaires.

Ces recherches sont donc extrêmement dérangeantes pour la clinicienne que je suis. La prescription d’un médicament est souvent accompagnée de la prise d’un risque. D’un côté les effets positifs attendus, de l’autre les risques connus, et inconnus (surtout quand les produits sont nouveaux). Dans le cas présent, et devant la nécessité de prescrire un antidépresseur chez une femme enceinte, on préférera (tant que nous n’avons pas d’élément de certitude) les antidépresseurs non sérotoninergiques, et sous réserve de l'appréciation des effets secondaires de ces autres produits. Dans les cas où c’est possible on préféra bien entendu la suspension du  traitement antidépresseur associée à  une surveillance psychologique très rapprochée.


*Lasting syndrome of depression produced by reduction of serotonin uptake during postnatal development: evidence from sleep, stress and behaviour. Popa D, Lena C, Alexandre C, Adrien J-  J Neurosci 2008, DOI 28: 3546-3554.

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Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /2008 08:40
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Ces tests servent à évaluer votre propension au sommeil, ou au contraire, à lutter contre le sommeil, en conditions monotones. Ils sont réalisés en laboratoire, sous la surveillance d’un technicien.


On distingue :

      - Les tests itératif de latence d’endormissement (TILE ou MSLT) qui permettent d’objectiver la somnolence et au cours desquels on étudie la structuration du sommeil obtenu. Ils permettent d’affirmer le diagnostic de narcolepsie dès qu’il y a 2 endormissements en sommeil paradoxal.


        -  Les tests de maintien d’éveil (TME ou MWT) qui permettent de voir si vous arrivez à lutter contre l’envie de dormir.


Plusieurs fois au cours de la journée (4 ou 5 fois toutes les 2 heures répartis au cours de la journée) on vous demandera de vous allonger et de vous laisser aller au sommeil (pour les TILE) ou de vous assoir confortablement dans le noir et de lutter contre le sommeil (pour les TME).


Ces tests font suite à une nuit d’enregistrement du sommeil.

Vous sortez le soir vers 18 heures.


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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /2008 10:52
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L’examen polysomnographique est l’examen de choix pour étudier le sommeil. Il se fait le plus souvent au cours d’une nuit passée en
laboratoire de sommeil mais peut aussi être réalisé, dans certains cas, à domicile sans hospitalisation, on parle alors d’examen ambulatoire.


Une polysomnographie comporte l’enregistrement de nombreux signaux. Ceux de l’activité électrique de votre cerveau et de différents paramètres qui permettent soit de différencier les stades de sommeil, comme les mouvements des yeux et la tension des muscles du menton, soit de rechercher des anomalies associées au sommeil (mouvements des jambes, troubles du rythme cardiaque ou troubles respiratoires).


En pratique, le technicien chargé de l’enregistrement colle des capteurs sur votre cuir chevelu, sur vos tempes, sur votre menton, sur vos jambes, et sur le thorax. Ces capteurs s’appellent des électrodes. Elles sont collées avec une colle naturelle le collodion. Vous aurez 2 ceintures, l’une thoracique, l’autre abdominale qui enregistrent les mouvements respiratoires. Des capteurs de son et de position sont collés à la base du cou et sur le thorax. Si vous avez un collier il faudra le retirer. Pour les messieurs, le technicien sera éventuellement amené à raser les poils situés sur le haut du thorax. Un capteur, couramment appelé « lunettes à oxygène » permet de visualiser l’air qui passe par vos narines. Enfin vous aurez un doigtier autour de votre index qui enregistrera l’oxygénation du sang.


Tous ces capteurs ne sont pas douloureux mais sont reliés à des fils qui limiteront un peu vos mouvements.


Le lendemain matin à votre réveil les électrodes et les capteurs seront retirés sauf si des tests dans la journée sont prévus.

 

Exemple de signaux enregistrés (électro-encéphalogramme, électro-oculogramme, électro-myogramme, activité des muscles jambiers, électro-encéphalogramme)

 

 



Publié dans : Examens
Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /2008 10:17
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Symptôme fréquent l’insomnie touche 20 à 30 % de la population avec 15 à 20% d’insomnie modérée et 9 à 10% d’insomnie sévère. Signe de gravité, près de 10% de la population consomme régulièrement un anxiolytique ou un hypnotique. Les femmes sont deux fois plus touchées par l’insomnie que l’homme.

L’anxiété, sous toutes ses formes est une grande pourvoyeuse d’insomnie. De l’anxiété généralisée qui perturbe le sommeil à tout moment de la nuit, en passant par les TOC (troubles obsessifs compulsifs) ou les phobies, l’anxiété est très éveillante et donc insomniante. Elle provoque le plus souvent des difficultés d’endormissement liée à des pensées récurrentes, des idées qui s’imposent, des préoccupations obsédantes. Les angoisses qui surviennent le plus souvent vers 3 ou 4 heures du matin ou en fin de nuit, sont plus souvent liées à une période de stress mal supportée et dont le risque est d’évoluer vers une dépression si une solution n’est pas trouvée.

La dépression, est l’autre cause fréquente d’insomnie. Elle explique, avec l’anxiété, près de 50% des d’insomnie. Il s’agit le plus souvent d’une insomnie de seconde partie de nuit, avec sensation d’un réveil précoce ou d’un sommeil très morcelé en fin de nuit. Le début de cette insomnie est soit progressif, soit au contraire brutal après plusieurs nuits « d’insomnie totale » où la personne dit ne pas avoir fermé l’œil de la nuit. Dans ce dernier cas les patients peuvent même préciser la date du début de leur insomnie, au jour près. Ce début brutal fait généralement suite à des événements traumatisants : deuil, perte d’emploi, maladie…Cette insomnie est très trompeuse car au début le seul symptôme reconnu par le patient est le trouble du sommeil. Il faut rechercher des signes subtils de dépression : irritabilité et agressivité, repli sur soi, ralentissement, goût à rien, obligation de se forcer pour faire la moindre chose, y compris les activités habituellement investies avec plaisir. Le patient vit à l’économie. Il fait face à ses obligations de travail et de vie familiale, mais s’écroule littéralement le week-end où il prolonge souvent son sommeil, et fait la sieste. Si on lui demande s’il est déprimé, la réponse est rarement positive. Lorsque le symptôme n’est pas identifié comme signe de dépression et que l’on traite symptomatiquement l’insomnie par des hypnotiques ou des anxiolytiques, la dépression peut s’aggraver. Le tableau clinique devient alors évident. Il est important de s’alerter devant les premiers de cette insomnie particulière, car plus le diagnostic est posé rapidement, plus la mise en route d’un traitement adapté a de chances d’apporter une amélioration.

Moins bien connue, l’insomnie psychophysiologique est en cause dans 15 à 20 % des insomnies. Il s’agit d’une insomnie « conditionnée », c’est-à-dire qui s’est créée à partir d’une expérience initiale d’insomnie suivi par la peur de ne pas dormir. Le début de l’insomnie est liée à une cause habituellement clairement identifiée mais d’origine est très variée, telle qu’une insomnie qui apparait en raison de douleurs importantes, ou au cours d’une dépression, ou bien encore après la naissance d’un enfant. La répétition des nuits d’insomnie fait qu’au bout d’un certain temps une angoisse liée au sommeil apparait. La personne est persuadée qu’elle ne va pas dormir, que son insomnie va recommencer, avec toutes les conséquences désastreuses qu’elle anticipe sur la qualité de sa journée le lendemain. Il s’agit essentiellement d’une insomnie d’endormissement. Elle est associée à des comportements qui aggravent l’insomnie. Le plus fréquent est de rester trop longtemps au lit. Il n’est pas rare de voir un insomniaque passer 12 heures au lit pour un temps de sommeil déclaré de 5 heures. Cette situation le conforte dans l’idée qu’ il est vraiment incapable de dormir. Lorsque la soirée commence l’angoisse et la tension monte avec la conviction que la nuit qui va suivre va être comme d’habitude épouvantable. Ainsi se crée un véritable cercle vicieux, plus l’insomniaque cherche à dormir moins il le peut, alors que la cause initiale de son insomnie a disparu.

Certaines maladies interfèrent avec le sommeil dans le sens où elles gênent son installation ou son maintien. Ainsi une hyperthyroïdie peut augmenter les systèmes d’éveil de telle manière que le sommeil aura du mal à s’installer. Un asthme dont les crises surviennent la nuit entraine une oppression respiratoire et des quintes de toux nocturnes qui gêne l’endormissement ou qui réveille au cours de la nuit. De même pour un reflux gastro-oesophagien qui se traduit par des régurgitations de liquide gastrique dans la bouche.




Publié dans : Pathologies
Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /2008 10:12
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