Santé des enfants et adolescents en France 

(Enquête CNDP/TNS Healthcare – décembre 2007)

 
Le Conseil National de la Pédiatrie (CNDP) réunit l’ensemble des composantes de la pédiatrie, quelque soit le mode d’exercice : hospitalier, libéral ou salarié, les syndicats, et les sociétés savantes. Au préalable des 4e Assises Nationales de la Santé de l’Enfant, le 24 janvier 2008, le CNDP a souhaité connaître l’opinion des parents sur la prise en charge de la santé de leurs enfants par les professionnels de santé. 

L’enquête CNDP/TNS Healthcare réalisé en décembre 2007 a inclus 357 mères d’enfants de moins de 18 ans. Il en ressort que 78 % des mères Françaises ont une bonne opinion du suivi des enfants et des adolescents dans notre société. 

Cependant l’enquête souligne le souhait fort des mères à un accès plus facile à des professionnels de santé bien formés à la médecine de l’enfant et de l’adolescent. 
6 mères sur 10 estiment par ailleurs qu’un enfant devrait être suivi régulièrement par un professionnels de santé jusqu’à l’âge de 16-17 ans. 
Les principales difficultés relevées par les mères sont le suivi irrégulier des jeunes enfants, l’absence de prise en charge spécifique de la santé des adolescents et à tout âge, l'insuffisance d’information et d'éducation à la santé.
 
 1. Les difficultés rencontrées dans le suivi de leur enfant sont attribuées par les mères à divers facteurs :
 
  • l’accès parfois difficile à un pédiatre qui est, pour la majorité des mères, la  conséquence d’un manque de disponibilité des médecins spécialisés. Cette notion ressort spontanément à plusieurs reprises dans le cadre de l’enquête. Le délai d’attente pour obtenir une consultation spécialisée est jugé trop long par 23 % des mères qui ont une  mauvaise opinion du suivi. Le manque de médecins spécialisés ou de médecins scolaires est également cité parmi les causes d'un suivi insuffisant des problèmes de santé. L'existence d'un accès différent selon les régions est soulignée par 14% des mères interrogées. 
  • les problèmes financiers jouent également un rôle non négligeable. Pour 14% des mères le manque de moyens financiers constituent la principale cause du mauvais suivi de certains problèmes de santé des enfants et des adolescents.

2. Les conséquences en sont : 
 
  • un diagnostic et une prise en charge parfois trop tardives. La prise en charge trop tardive est relevée par 16 % des mères déclarant avoir  une mauvaise opinion de suivi de la santé de leur enfant. L’origine de ce retard est attribuée à un problème de formation du professionnel de santé ou encore un manque de temps lors de la consultation. 18 % des mères regrettent la durée trop courte des consultations. Le repérage des troubles précoces de comportement et neuro-sensoriels est au cœur de leurs préoccupations. Or, pour ces mères, la durée moyenne de consultation (20 minutes) n’est pas compatible avec un dépistage des diverses anomalies psychomotrices et neurosensorielles de leur enfant.
  • un temps insuffisant consacré à l’information et l’éducation. Cette constatation est vérifiée à tous âges, mais elle semble plus marquée chez l’adolescent. Ainsi, 16 % des mères estiment qu’il y a un manque d’informations sur les pathologies du grand enfant et de l’adolescent. Les préoccupations des mères diffèrent selon les âges de leurs enfants:
  • Chez les plus jeunes enfants, les problèmes d’allaitement, de diversification alimentaire et de traitements des pathologies aiguës prédominent avant 2 ans. 
  • Les troubles nutritionnels et la prévention de l’obésité prennent une grande importance chez les enfants un peu plus âgés. 
  • Par la suite, chez les préadolescents et les adolescents, les mères s’inquiètent essentiellement du risque de troubles mentaux, de troubles du comportement, des conduites addictives, sans toutefois négliger les troubles nutritionnels.

Mais, au-delà de ces différences de préoccupations, il est frappant de voir que les mères expriment de façon insistante une demande de prévention, et ce dès le très jeune âge.
Cette demande de prévention est l’un des enseignements essentiels de l’enquête : pour 63% des mères interrogées, le principal intérêt du suivi par un professionnel de santé est lié à la prévention et à l’information.
 
  • Une prise en compte insuffisante des grands problèmes de santé publique : les troubles mentaux, addictifs ou nutritionnels des adolescents qu’ils considèrent comme une véritable menace pour l’avenir de leur enfant 
Quels sont les problèmes les plus préoccupants pour l’avenir des enfants et des adolescents ?
A cet égard, l’analyse des troubles des adolescents prête particulièrement à réflexion.  Ainsi, selon les mères interrogées, les problèmes qui doivent être abordés en priorité car ils menacent le plus la santé des adolescents sont :

Quels sont les troubles de santé les moins bien suivis ? La comparaison des réponses à ces deux questions constitue l’un des autres temps forts de cette enquête.
  • 52 % les troubles de l’alimentation et problèmes nutritionnels (obésité, anorexie, surpoids…) 
  • 40% les troubles mentaux et troubles du comportements (mal-être, dépression, problème scolaire…),  
  • 47% les conduites addictives (tabac, alcool, ordinateur)
Pour autant, ces troubles sont considérés par les mères comme les problèmes  de  santé les moins bien suivis chez l’enfant et l’adolescent. 

3. Les solutions proposées par les mères interrogées  :
 
  •  des médecins spécialisés plus nombreux et un accès plus égalitaire sur le territoire aux professionnels de santé compétents en santé de l’enfant et de l’adolescent et une meilleurereconnaissance de leurs misions par les tutelles.
  •  une alliance parents-médecins pour la prise en charge de la santé de leurs enfants : parents acteurs de soins, médecins experts. 
Les parents sont prêts à s’investir dans l’éducation. Il est frappant de voir à quel point les mères donnent, dès la préadolescence, l’avantage à l’éducation et à la prévention. Il est  tout aussi frappant de voir à quel point elles sont prêtes à s’investir. En témoignent les réponses de l’enquête : 30 % des mères interrogées mettent les parents en première ligne pour aborder les problèmes de santé auprès des jeunes. L’information à l’école arrive tout
de suite après, avec 23 % des mères.

L’intérêt d’une consultation médicale dédiée exclusivement à la prévention apparaît également pour 17 % des mères pour un bon moyen d’aborder les problèmes de santé. Les campagnes nationales renouvelées régulièrement prennent la suite sur la liste, avec 10 % des citations.

À quel âge ? Pour 55 % des mères, la tranche d’âge idéale pour dispenser une information sur les problèmes de santé se situe entre 8 et 12 ans. 

Les parents ont le souci de leurs responsabilités. Ils se reconnaissent comme des acteurs de la santé et ont besoin de professionnels  bien formés pour les aider à jouer leur rôle. 


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Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /2008 23:14
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Dans l'émission "faut qu'on en parle", sur Europe 1, Faustine Bollaert sur un ton léger aborde les différentes questions du sommeil:


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Dimanche 11 mai 2008 7 11 /05 /2008 16:04
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D'après un communiqué de l'INSERM, une équipe de chercheurs de l'Inserm dirigée par Joëlle Adrien (Unité Inserm 677 "Neuropsychopharmacologie") a mis en lumière le rôle crucial des premières années de la vie dans la régulation du sommeil. Cette période serait effectivement essentielle au bon fonctionnement d'un système cérébral mettant en jeu la sérotonine.  Ainsi chez la souris, l'administration d'antidépresseurs (connus pour cibler spécifiquement le système sérotoninergique) pendant la période qui suit la naissance, entraîne des troubles du sommeil et des syndromes dépressifs pendant la vie entière. Ces travaux sont publiés dans l'édition d'avril du Journal of Neuroscience*.

En clair cela laisse planer un doute sur les effets à long terme des antidépresseurs sérotoninergiques sur le fœtus lorsque ces antidépresseurs sont donnés à une femme enceinte. Si l'on extrapole les effets trouvés chez la souris il y a en effet une probabilité plus important que les enfants nés de femmes ayant eu ce type d’antidépresseur développent soit des troubles du sommeil, soit une dépression, soit les deux.

Pourtant certaines femmes enceintes ayant des troubles dépressifs sérieux ou graves sont dans la nécessité de continuer leur traitement antidépresseur le risque de rechute étant majeur, avec à la clef la réapparition d’idées suicidaires.

Ces recherches sont donc extrêmement dérangeantes pour la clinicienne que je suis. La prescription d’un médicament est souvent accompagnée de la prise d’un risque. D’un côté les effets positifs attendus, de l’autre les risques connus, et inconnus (surtout quand les produits sont nouveaux). Dans le cas présent, et devant la nécessité de prescrire un antidépresseur chez une femme enceinte, on préférera (tant que nous n’avons pas d’élément de certitude) les antidépresseurs non sérotoninergiques, et sous réserve de l'appréciation des effets secondaires de ces autres produits. Dans les cas où c’est possible on préféra bien entendu la suspension du  traitement antidépresseur associée à  une surveillance psychologique très rapprochée.


*Lasting syndrome of depression produced by reduction of serotonin uptake during postnatal development: evidence from sleep, stress and behaviour. Popa D, Lena C, Alexandre C, Adrien J-  J Neurosci 2008, DOI 28: 3546-3554.

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Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /2008 08:40
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Ces tests servent à évaluer votre propension au sommeil, ou au contraire, à lutter contre le sommeil, en conditions monotones. Ils sont réalisés en laboratoire, sous la surveillance d’un technicien.


On distingue :

      - Les tests itératif de latence d’endormissement (TILE ou MSLT) qui permettent d’objectiver la somnolence et au cours desquels on étudie la structuration du sommeil obtenu. Ils permettent d’affirmer le diagnostic de narcolepsie dès qu’il y a 2 endormissements en sommeil paradoxal.


        -  Les tests de maintien d’éveil (TME ou MWT) qui permettent de voir si vous arrivez à lutter contre l’envie de dormir.


Plusieurs fois au cours de la journée (4 ou 5 fois toutes les 2 heures répartis au cours de la journée) on vous demandera de vous allonger et de vous laisser aller au sommeil (pour les TILE) ou de vous assoir confortablement dans le noir et de lutter contre le sommeil (pour les TME).


Ces tests font suite à une nuit d’enregistrement du sommeil.

Vous sortez le soir vers 18 heures.


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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /2008 10:52
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L’examen polysomnographique est l’examen de choix pour étudier le sommeil. Il se fait le plus souvent au cours d’une nuit passée en
laboratoire de sommeil mais peut aussi être réalisé, dans certains cas, à domicile sans hospitalisation, on parle alors d’examen ambulatoire.


Une polysomnographie comporte l’enregistrement de nombreux signaux. Ceux de l’activité électrique de votre cerveau et de différents paramètres qui permettent soit de différencier les stades de sommeil, comme les mouvements des yeux et la tension des muscles du menton, soit de rechercher des anomalies associées au sommeil (mouvements des jambes, troubles du rythme cardiaque ou troubles respiratoires).


En pratique, le technicien chargé de l’enregistrement colle des capteurs sur votre cuir chevelu, sur vos tempes, sur votre menton, sur vos jambes, et sur le thorax. Ces capteurs s’appellent des électrodes. Elles sont collées avec une colle naturelle le collodion. Vous aurez 2 ceintures, l’une thoracique, l’autre abdominale qui enregistrent les mouvements respiratoires. Des capteurs de son et de position sont collés à la base du cou et sur le thorax. Si vous avez un collier il faudra le retirer. Pour les messieurs, le technicien sera éventuellement amené à raser les poils situés sur le haut du thorax. Un capteur, couramment appelé « lunettes à oxygène » permet de visualiser l’air qui passe par vos narines. Enfin vous aurez un doigtier autour de votre index qui enregistrera l’oxygénation du sang.


Tous ces capteurs ne sont pas douloureux mais sont reliés à des fils qui limiteront un peu vos mouvements.


Le lendemain matin à votre réveil les électrodes et les capteurs seront retirés sauf si des tests dans la journée sont prévus.

 

Exemple de signaux enregistrés (électro-encéphalogramme, électro-oculogramme, électro-myogramme, activité des muscles jambiers, électro-encéphalogramme)

 

 



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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /2008 10:17
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Symptôme fréquent l’insomnie touche 20 à 30 % de la population avec 15 à 20% d’insomnie modérée et 9 à 10% d’insomnie sévère. Signe de gravité, près de 10% de la population consomme régulièrement un anxiolytique ou un hypnotique. Les femmes sont deux fois plus touchées par l’insomnie que l’homme.

L’anxiété, sous toutes ses formes est une grande pourvoyeuse d’insomnie. De l’anxiété généralisée qui perturbe le sommeil à tout moment de la nuit, en passant par les TOC (troubles obsessifs compulsifs) ou les phobies, l’anxiété est très éveillante et donc insomniante. Elle provoque le plus souvent des difficultés d’endormissement liée à des pensées récurrentes, des idées qui s’imposent, des préoccupations obsédantes. Les angoisses qui surviennent le plus souvent vers 3 ou 4 heures du matin ou en fin de nuit, sont plus souvent liées à une période de stress mal supportée et dont le risque est d’évoluer vers une dépression si une solution n’est pas trouvée.

La dépression, est l’autre cause fréquente d’insomnie. Elle explique, avec l’anxiété, près de 50% des d’insomnie. Il s’agit le plus souvent d’une insomnie de seconde partie de nuit, avec sensation d’un réveil précoce ou d’un sommeil très morcelé en fin de nuit. Le début de cette insomnie est soit progressif, soit au contraire brutal après plusieurs nuits « d’insomnie totale » où la personne dit ne pas avoir fermé l’œil de la nuit. Dans ce dernier cas les patients peuvent même préciser la date du début de leur insomnie, au jour près. Ce début brutal fait généralement suite à des événements traumatisants : deuil, perte d’emploi, maladie…Cette insomnie est très trompeuse car au début le seul symptôme reconnu par le patient est le trouble du sommeil. Il faut rechercher des signes subtils de dépression : irritabilité et agressivité, repli sur soi, ralentissement, goût à rien, obligation de se forcer pour faire la moindre chose, y compris les activités habituellement investies avec plaisir. Le patient vit à l’économie. Il fait face à ses obligations de travail et de vie familiale, mais s’écroule littéralement le week-end où il prolonge souvent son sommeil, et fait la sieste. Si on lui demande s’il est déprimé, la réponse est rarement positive. Lorsque le symptôme n’est pas identifié comme signe de dépression et que l’on traite symptomatiquement l’insomnie par des hypnotiques ou des anxiolytiques, la dépression peut s’aggraver. Le tableau clinique devient alors évident. Il est important de s’alerter devant les premiers de cette insomnie particulière, car plus le diagnostic est posé rapidement, plus la mise en route d’un traitement adapté a de chances d’apporter une amélioration.

Moins bien connue, l’insomnie psychophysiologique est en cause dans 15 à 20 % des insomnies. Il s’agit d’une insomnie « conditionnée », c’est-à-dire qui s’est créée à partir d’une expérience initiale d’insomnie suivi par la peur de ne pas dormir. Le début de l’insomnie est liée à une cause habituellement clairement identifiée mais d’origine est très variée, telle qu’une insomnie qui apparait en raison de douleurs importantes, ou au cours d’une dépression, ou bien encore après la naissance d’un enfant. La répétition des nuits d’insomnie fait qu’au bout d’un certain temps une angoisse liée au sommeil apparait. La personne est persuadée qu’elle ne va pas dormir, que son insomnie va recommencer, avec toutes les conséquences désastreuses qu’elle anticipe sur la qualité de sa journée le lendemain. Il s’agit essentiellement d’une insomnie d’endormissement. Elle est associée à des comportements qui aggravent l’insomnie. Le plus fréquent est de rester trop longtemps au lit. Il n’est pas rare de voir un insomniaque passer 12 heures au lit pour un temps de sommeil déclaré de 5 heures. Cette situation le conforte dans l’idée qu’ il est vraiment incapable de dormir. Lorsque la soirée commence l’angoisse et la tension monte avec la conviction que la nuit qui va suivre va être comme d’habitude épouvantable. Ainsi se crée un véritable cercle vicieux, plus l’insomniaque cherche à dormir moins il le peut, alors que la cause initiale de son insomnie a disparu.

Certaines maladies interfèrent avec le sommeil dans le sens où elles gênent son installation ou son maintien. Ainsi une hyperthyroïdie peut augmenter les systèmes d’éveil de telle manière que le sommeil aura du mal à s’installer. Un asthme dont les crises surviennent la nuit entraine une oppression respiratoire et des quintes de toux nocturnes qui gêne l’endormissement ou qui réveille au cours de la nuit. De même pour un reflux gastro-oesophagien qui se traduit par des régurgitations de liquide gastrique dans la bouche.




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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /2008 10:12
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Il n’y a pas de somnifère idéal et tous les médicaments ont des inconvénients lorsqu’ils sont utilisés sur de longue durée.

Les benzodiazépines ou les molécules apparentées que sont la zopiclone ou le zolpidem sont les produits les plus prescrits. Viennent ensuite des phénothiazines anti-histaminiques, simple ou en association. Chaque personne réagit différemment à tel ou tel produit, et il est impossible sans essai préalable de savoir quel médicament sera efficace et confortable pour une personne donnée.

 

Les somnifères sont d’excellents produits s’ils sont bien utilisés mais il faut éviter l’accoutumance. C’est pourquoi il faut en limiter l’usage dans le temps, soit sur une courte période de 15 jours à 3 semaines, soit en discontinue 2 à 3 fois par semaine en fonction des moments repérés comme favorisant l’insomnie (par exemple l’insomnie du dimanche soir, ou celle qui précède ou suit une journée riche en stress…).

 

Les indications de choix sont les insomnies occasionnelles ou transitoires mais ce ne sont pas celles-ci qui posent problèmes. Ce sont les autres, celles qui vont durer des mois, parfois des années pour les quelles la question se pose. On peut identifier plusieurs circonstances où l’hypnotique a un intérêt pour passer un cap difficile. Ce sont les situations d’urgence ou lorsque la situation de vie est particulièrement intolérable. De même lorsque l’anxiété est importante. L’anxiété est par essence un équivalent d’éveil. Tant que l’anxiété est présente, la personne ne peut pas dormir. L’anxiété peut s’intégrer dans un contexte pathologique particulier : personnalité phobique, borderline, psychotique, ou bien une dépression anxieuse et agitée. Nous ne sommes plus alors dans le cadre d’une insomnie simple mais dans celui d’une insomnie psychiatrique. En cas d’angoisses massives déstructurantes, d’autres produits comme les neuroleptiques sédatifs auront un intérêt.

 

Les antidépresseurs sont également efficace dans l’insomnie. Les doses efficaces sont bien moindres que celles utilisées dans la dépression. De plus en plus prescrits dans cette indication, ils diminuent la latence du sommeil et augmente la continuité du sommeil, et parfois, augmentent le sommeil profond. Ils peuvent aussi avoir des inconvénients, surtout en début de traitement en entrainant une somnolence diurne, mais celle-ci est habituellement transitoire. Lesantidépresseurs sérotoninergique sont à éviter chez la femme enceinte.

 

La mélatonine n’a pas d’indication dans l’insomnie banale, sauf quand il existe des troubles du rythme veille sommeil associés, ou chez les personnes âgées pour lesquelles les rythmes sont souvent mal structurés.

 

En ce qui concerne la phytothérapie, seule la valériane a été étudiée et a montré son efficacité sur la continuité du sommeil et l’augmentation du sommeil profond.

 


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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /2008 10:04
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  • Respecter son rythme (du soir, du matin)
  • Éviter les repas copieux et l’alcool au dîner
  • Éviter de pratiquer un sport après 18 heures (ou attendre suffisamment pour se coucher)
  • Favoriser toute activité relaxante le soir
  • Pas de télévision dans la chambre, ni d'appareils électroniques (ordinateur, téléphone portable, jeux vidéo...)
  • Intérêt d'un bain ou d'une douche: un bain chaud pris 2 heures avant le coucher peut aider à la détente le soir et favoriser le sommeil mais peut aussi avoir l’effet inverse en effaçant la fatigue… En cas de sensation de chaleur, une douche peut aider à l'endormissement.
  • Ne se coucher que si l’on a sommeil
  • Dormir dans une chambre aérée (température entre 18 et 22 degrés)
  • Maintenir des horaires de lever réguliers
  • Éviter les excitants, café, thé, vitamine C, sodas enrichis en caféïne ou en cola

 


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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /2008 09:56
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La prise en charge non médicamenteuse de l’insomnie fait appel à des techniques comportementales et cognitives qui sont proposées soit dans une approche individuelle, soit, de plus en plus, quand c’est possible, en groupe, sous forme d’un programme pré-établi.

 

Préparer son sommeil

  • Éviter toutes activités éveillantes le soir
  • Organiser une période d’activité calme avant le coucher
  • N’aller se coucher que lorsque l’on a sommeil
  • Respecter ses rituels du sommeil

Ne se coucher que pour dormir

 

Si on ne dort pas

  • Se lever et faire autre chose si on se réveille en cours de nuit
  • Se recoucher dès qu’on ressent à nouveau l’envie de dormi
  • Se lever définitivement le matin dès qu’on a l’impression de ne plus dormir
Dans la journée ne pas faire de sieste de plus de 20 minutes

Pour augmenter la pression de sommeil et favoriser un sommeil continu, la technique de restriction du temps passé au lit donne de bons résultats. L’insomniaque passe beaucoup trop de temps au lit. Il a pris toute une série d’habitudes, qui au lieu de l’aider, ne font qu’entretenir son insomnie.La technique consiste donc à réduire le temps passé au lit pour le faire coïncider le plus possible avec le temps de sommeil que la personne déclare dormir.

Une manière assez simple et efficace de le faire est de limiter le temps passé au lit à 6 heures par nuit. Les horaires de sommeil sont à définir en fonction de ses habitudes (23h- 5h ou 24h-6h…ou tout autre combinaison).


L’important est de tenir ces horaires pendant suffisamment de jours pour que la privation de sommeil (partielle) permettent de mobiliser les facteurs de sommeil endogènes (il faut en général de 3 à 6 semaines pour ressentir une amélioration). Respecter les horaires d’une manière scrupuleuse est très important pour que ça marche. Le pire est de le faire par intermittence, car la personne à l’impression de faire des efforts monstrueux alors que les effets positifs ne se font pas sentir, ce qui est très décourageant.

Dès que la personne reprend confiance dans son sommeil, elle va se coucher en n’ayant plus la peur de ne pas dormir. C’est le début du cercle vertueux qui aidera l’insomniaque à dédramatiser et sortir de l’insomnie.

 


 


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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /2008 09:43
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Plus fréquent chez l’homme que la femme avant la ménopause, il touche 5 à 7 % de la population générale, et 15% des personnes de 70 ans et plus. Une obésité, ou tout au moins un surpoids sont fréquemment associés.


Un ronflement est souvent présent. Parfois le conjoint peut entendre des arrêts respiratoires qui l’inquiètent suivi d’une reprise bruyante de la respiration. Il existe une fatigue importante le matin et dans la journée. La personne se plaint de gros troubles de la concentration et de la mémoire et parfois d’une somnolence gênante. Des petits signes traduisent qu’elle dort la bouche ouverte : sécheresse de la bouche au réveil, tâches de salive sur l’oreiller. Des maux de tête dès le réveils sont souvent associés.



Les apnées sont liées à un arrêt du passage de l’air au niveau des voies aériennes supérieures. Pour être pathologique, cette interruption du flux aérien doit être supérieure à 10 secondes. On parle de syndrome d’apnées quand la personne fait plus de 10 apnées ou hypopnées (l’air passe encore un peu) par heure. Le syndrome d’apnées est considéré comme sévère au dessus de 30 apnées ou hypopnées par heure.


Animation montrant le mécanisme par lequel l'apnée se forme, en particulier notez la bascule de la langue en arrière qui obstrue le fond du pharynx.





Dans la plupart des cas les apnées sont dites « obstructives » car elles sont provoquées par un rétrécissement de voies aériennes supérieures qui se produit exclusivement au cours du sommeil. En effet le sommeil provoque un relâchement des tissus qui ont tendance à s’affaisser, surtout au niveau de la langue et du fond de la gorge. Ce rétrécissement est largement favorisé par la prise de poids car la graisse se dépose également au niveau du pharynx et infiltre la base de la langue. Une morphologie particulière est souvent retrouvée : menton en arrière, cou large et épais, ou bien au contraire un visage long et étroit. Il y a d’ailleurs un facteur génétique qui explique les cas familiaux de syndrome d’apnées du sommeil.

Il existe des cas de syndrome d’apnées centrales, beaucoup plus rares que les apnées obstructives et touchant des personnes qui, habituellement n’ont pas de surpoids. Ils se plaignent plus souvent d’insomnie et il faut rechercher des troubles métaboliques ou une insuffisance cardiaque associée.

 

 


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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /2008 09:32
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11/04/2009- France Bleu- Le sommeil des adolescents

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02/05/2009- France Bleu- Sommeil des séniors

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HAS: Améliorer le sommeil de la personne âgée
C'est au programme: la dépression saisonnière
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