De tout temps le guérisseur a sévi. Parfois il a soulagé des maux mais bien souvent il a allégé les
bourses des naïfs qui lui faisaient confiance. Si les nuisances se limitent à cet aspect financier, ce n’est qu’un moindre mal. Bien plus grave sont les conséquences quand le recours à des soins
efficaces est reporté.

Si le guérisseur existe, c’est qu’indéniablement il rempli une fonction que la médecine ne sait pas, ou pas assez remplir. Il transmet l’espoir. L’idée qu’il y a un
mieux possible, et même, qu’une guérison est envisageable. Trente pour cent des guérisons sont en lien avec un effet placebo. Le simple fait de prendre quelque chose, ou de
faire confiance à celui qui vous dit que ses paroles ou ses actes vont vous guérir vous assure ces 30% de guérison. Magique, non ?
Le médecin traditionnel vous bouscule, vous assène des chiffres avec des certitudes scientifiques dont la rigueur vous donne une « vraie » idée de la
situation. Pour autant cette vérité peut vous inquiéter plus que tout, surtout quand ce médecin débordé ne saura pas entendre votre détresse et vous donner la confiance dont vous avez
besoin.
D’où probablement cette montée des médecines parallèles, parfois ésotériques ou dangereuses, souvent intéressées, et de plus en plus issues de systèmes
sectaires.
Regardez le site de la Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte Contre les Dérives Sectaires http://www.miviludes.gouv.fr/ il est tout à fait informatif sur les techniques employées, banalisées, au sein des instituts de formation en entreprise, de la mode du coaching, de
vente de produit de «bien-être », et de la prise en charge psychologique de l’individu.
La médecine et les médecins doivent s’améliorer mais jamais ils ne vous promettront des miracles.
Publié dans : Actualités
Vendredi 17 avril 2009
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