Ces tests servent à évaluer votre propension au sommeil, ou au contraire, à lutter contre le sommeil, en
conditions monotones. Ils sont réalisés en laboratoire, sous la surveillance d’un technicien.
On distingue :
- Les tests itératif de latence d’endormissement (TILE ou MSLT) qui
permettent d’objectiver la somnolence et au cours desquels on étudie la structuration du sommeil obtenu. Ils permettent d’affirmer le diagnostic de narcolepsie dès qu’il y a 2 endormissements en
sommeil paradoxal.
- Les tests de maintien d’éveil (TME ou MWT) qui
permettent de voir si vous arrivez à lutter contre l’envie de dormir.
Plusieurs fois au cours de la journée (4 ou 5 fois toutes les 2 heures répartis au cours de la journée) on vous
demandera de vous allonger et de vous laisser aller au sommeil (pour les TILE) ou de vous assoir confortablement dans le noir et de lutter contre le sommeil (pour les TME).
Ces tests font suite à une nuit d’enregistrement du sommeil.
Vous sortez le soir vers 18 heures.
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Jeudi 1 mai 2008
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10:52
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L’examen polysomnographique est l’examen de choix pour étudier le sommeil. Il se
fait le plus souvent au cours d’une nuit passée en laboratoire de sommeil mais peut aussi être réalisé, dans certains cas, à domicile sans hospitalisation, on parle alors
d’examen ambulatoire.
Une polysomnographie comporte l’enregistrement de nombreux signaux. Ceux de l’activité électrique de votre cerveau et de différents paramètres qui permettent soit de différencier les stades de
sommeil, comme les mouvements des yeux et la tension des muscles du menton, soit de rechercher des anomalies associées au sommeil (mouvements des jambes, troubles du rythme cardiaque ou troubles
respiratoires).
En pratique, le technicien chargé de l’enregistrement colle des capteurs sur votre cuir chevelu, sur vos tempes, sur votre menton, sur vos jambes, et sur le thorax. Ces capteurs
s’appellent des électrodes. Elles sont collées avec une colle naturelle le collodion. Vous aurez 2 ceintures, l’une thoracique, l’autre abdominale qui enregistrent les mouvements
respiratoires. Des capteurs de son et de position sont collés à la base du cou et sur le thorax. Si vous avez un collier il faudra le retirer. Pour les messieurs, le technicien sera
éventuellement amené à raser les poils situés sur le haut du thorax. Un capteur, couramment appelé « lunettes à oxygène » permet de visualiser l’air qui passe par vos narines. Enfin vous aurez un
doigtier autour de votre index qui enregistrera l’oxygénation du sang.
Tous ces capteurs ne sont pas douloureux mais sont reliés à des fils qui limiteront un peu vos mouvements.
Le lendemain matin à votre réveil les électrodes et les capteurs seront retirés sauf si des tests dans la journée sont prévus.
Exemple de signaux enregistrés (électro-encéphalogramme, électro-oculogramme, électro-myogramme, activité des muscles jambiers,
électro-encéphalogramme)
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Jeudi 1 mai 2008
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La polygraphie ventilatoire est un examen qui permet d’enregistrer tous les paramètres de votre respiration au
cours du sommeil. Elle est utile pour diagnostiquer un syndrome d’apnées du sommeil.
Cet examen est réalisé le plus souvent en ambulatoire, c’est-à-dire à domicile.
En pratique, vous venez au cabinet du médecin ou dans le service hospitalier pour la mise en place des
capteurs.
Les capteurs sont différents selon les appareils. Ils comportent habituellement 2 ceintures, l’une thoracique,
l’autre abdominale qui enregistrent les mouvements respiratoires. Un capteur collé à la base du cou enregistre les sons de la respiration et du ronflement. Un doigtier posé sur l’index permet
d’analyser l’oxygénation du sang. Enfin un capteur avec 2 petits embouts narinaires permet de capter le flux de l’air qui passe au niveau des narines.
Vous dormez chez vous, dans votre lit, au plus près des conditions normales de votre sommeil.
Le lendemain matin vous débranchez les capteurs et rapportez l’enregistreur au cabinet ou dans le
service.
Intérêt : cet examen est facile à réaliser, dans des délais rapides, il donne un diagnostic précis si le
sommeil est continu.
Limites : si le sommeil est très fractionné on peut sous-estimer l’index d’apnées.
Un exemple de résultat de polygraphie ventilatoire où l’on voit les apnées (5 apnées sur la période de 5 minutes)
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Mercredi 30 avril 2008
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Qu'est-ce qu'une actimétrie?
C’est un examen du rythme veille-sommeil qui est réalisé grâce à un actimètre.
L’actimètre est un petit appareil de la taille d’une montre qui se porte le plus souvent au poignet non dominant.
A l’intérieur une cellule piézo-électrique permet de détecter les accélérations des mouvements. Les impulsions engendrées par une accélération au dessus d’un certain seuil (en général 0,1 g) sont
stockées dans un microprocesseur. Elles sont comptabilisées par unité de temps, habituellement de 10 s à 1 minute.
L’enregistreur est relié à un ordinateur par une interface pour lancer le paramétrage et l’initialisation de
l’enregistrement, ou pour récupérer les données.
La durée possible de l’enregistrement dépend de la capacité de mémoire de l’appareil et de la durée de
l’échantillonnage. Elle s’échelonne de quelques jours à plusieurs mois.
On peut ainsi visualiser l’alternance de l’activité des jours et des nuits et donc avoir une bonne représentation
du rythme veille-sommeil et de la qualité de la nuit.
Certains actimètres permettent de mesurer l’intensité lumineuse ou la température corporelle.
Cet examen se fait en ambulatoire, le plus souvent sur une durée de 8 jours, et vient en complément de la
consultation et de l’agenda du sommeil pour apporter des informations sur la qualité de votre sommeil et de son organisation sur 24 heures.
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Mercredi 30 avril 2008
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